HAWA BLOG : Le plus beau pays le Maroc http://sisi98.hawablog.com Le Maroc est un pays très beau, moi je l'aime beaucoup. Le Maroc est un pays situé au nord-ouest de l’Afrique appartenant au Maghreb. Il est bordé par l’océan Atlantique à l’ouest, par le détroit de Gibraltar et la mer Méditerranée au nord, par l’Algérie à l’est et par la Mauritanie au sud, au-delà du Sahara occidental. Le Maroc a pour capitale Rabat. &#1575;&#1604;&#1604;&#1607;&#1548; &#1575;&#1604;&#1608;&#1591;&#1606;&#1548; &#1575;&#1604;&#1605;&#1604;&#1603; Tue, 04 Sep 2007 18:38:30 +0200 PRÉSENTATION http://sisi98.hawablog.com <div id=Child_s1 style="DISPLAY: inline" parsec="1"><P id=p96 secprefix="1." sect="1"><SPAN class=inline_title>&nbsp;Maroc</SPAN>,&nbsp;en&nbsp;arabe&nbsp;<B>Al&nbsp;Maghrib</B>, pays du <SPAN>Maghreb</SPAN>. Sa capitale est <SPAN>Rabat</SPAN>.<SPAN class=breakfloat></SPAN></p></div><div id=Child_s1 style="DISPLAY: inline" parsec="1"><SPAN class=aligneverything></SPAN><P id=p2 secprefix="1." sect="1">Le&nbsp;Maroc&nbsp;est&nbsp;bordé&nbsp;au nord par la mer Méditerranée, à l’ouest par l’océan Atlantique, au sud par la Mauritanie au-delà du Sahara-Occidental et à l’est par l’Algérie. Les frontières marocaines dans le désert du Sahara ne sont pas clairement définies&nbsp;: depuis 1979, le Maroc occupe la région méridionale du <SPAN>Sahara-Occidental</SPAN> (ancien Sahara espagnol), un territoire qu’il revendique et qu’il occupe en dépit de la condamnation de l’Organisation des Nations unies. La question du Sahara-Occidental envenime les rapports entre la monarchie marocaine et la République algérienne voisine&nbsp;; elle contribue, en revanche, à maintenir une forte cohésion nationale. <SPAN class=breakfloat></SPAN></p></div><div id=Child_s1 style="DISPLAY: inline" parsec="1"><SPAN class=aligneverything></SPAN><P id=p110 secprefix="1." sect="1">Héritées&nbsp;de&nbsp;la&nbsp;colonisation espagnole d’une partie du pays, les enclaves de <SPAN>Ceuta</SPAN> et de <SPAN>Melilla</SPAN> se découpent sur le littoral méditerranéen du Maroc.</p></div> Tue, 04 Sep 2007 18:38:30 +0200 MILIEU NATUREL http://sisi98.hawablog.com <div parsec="40"><SPAN class=secbundle id=41 fIsHidden="0"><div id=s41 style="PADDING-BOTTOM: 8pt" SAFEONMOUSEover="DoOutlineExpanderMouseOver(secPlMn41, secttitle41,true);" SAFEONCLICK="ShowSection(this.parentNode, this.parentNode.fIsHidden.valueOf() == 1);" SAFEONMOUSEout="DoOutlineExpanderMouseOver(secPlMn41, secttitle41,false);"><table class=section_hdr cellSpacing=0 cellPadding=0 secprefix="2.1." secid="41"><TBODY><TR style="CURSOR: hand"><td class=section_margin><td><td class=section_plusmin id=secPlMn41 style="WIDTH: 28.5pt" vAlign=top align=right><td><td class=l2sectnumber vAlign=top>1.<td><td class=l2title id=secttitle41 style="TEXT-DECORATION: none">Relief<td></TR></TBODY></TABLE></div><div id=sectiontag style="DISPLAY: none"></div><div class=sectionbody><div id=Child_s41 style="DISPLAY: inline" parsec="41"><P id=p3 secprefix="2.1." sect="41">Le&nbsp;pays&nbsp;couvre&nbsp;une&nbsp;superficie totale de 706&nbsp;550&nbsp;km<SUP>2</SUP>, parmi lesquels le Sahara-Occidental représente 266&nbsp;779&nbsp;km<SUP>2</SUP>. C’est au Maroc que l’on trouve les plaines les plus vastes et les montagnes les plus hautes de l’Afrique du Nord. Le relief du pays est marqué par quatre grands systèmes&nbsp;: le <SPAN>Rif</SPAN>, le Moyen-<SPAN>Atlas</SPAN>, le Haut-Atlas et l’<SPAN>Anti-Atlas</SPAN>.<SPAN class=breakfloat></SPAN></p></div><div id=Child_s41 style="DISPLAY: inline" parsec="41"><P id=p4 secprefix="2.1." sect="41">Les&nbsp;rivages&nbsp;méditerranéens sont dominés par le Rif, une chaîne montagneuse peu élevée, 1&nbsp;000&nbsp;m en moyenne, mais 2&nbsp;450&nbsp;m au djebel Tidirhine, qui se relève d’est en ouest. Au sud, une dépression, la trouée de Taza, sépare le Rif d’une chaîne plissée, le Moyen-Atlas, qui dépasse 3&nbsp;000&nbsp;m, tandis qu’un plateau central réalise la transition avec de riches plaines côtières qui sont autant de foyers de peuplement. On y rencontre à l’ouest des reliefs karstiques avec des dolines qui forment parfois des lacs. L’ancienne activité volcanique a donné naissance à des lacs de cratères comme le Sidi Ali.<SPAN class=breakfloat></SPAN></p></div><div id=Child_s41 style="DISPLAY: inline" parsec="41"><SPAN class=aligneverything></SPAN><P id=p5 secprefix="2.1." sect="41">Le&nbsp;Haut-Atlas,&nbsp;qui&nbsp;s’étend également en Algérie, culmine à 4&nbsp;165&nbsp;m dans le djebel Toubkal, au sud de <SPAN>Marrakech</SPAN>&nbsp;; il succède au Moyen-Atlas selon un alignement nord-est sud-ouest et se prolonge jusqu’à l’Atlantique, où il se raccorde à l’Anti-Atlas, la plus méridionale des chaînes de montagnes marocaines, par le massif d’origine volcanique du djebel Siroua (3&nbsp;300&nbsp;m). Cette dorsale accidentée, constituée par des montagnes jeunes, sépare les plateaux et les plaines vertes et fertiles du Sahara aux oueds asséchés et aux terres arides.<SPAN class=breakfloat></SPAN></p></div></div></SPAN></div><div parsec="40"><SPAN class=secbundle id=71 fIsHidden="0"><div id=s71 style="PADDING-BOTTOM: 8pt" SAFEONMOUSEover="DoOutlineExpanderMouseOver(secPlMn71, secttitle71,true);" SAFEONCLICK="ShowSection(this.parentNode, this.parentNode.fIsHidden.valueOf() == 1);" SAFEONMOUSEout="DoOutlineExpanderMouseOver(secPlMn71, secttitle71,false);"><table class=section_hdr cellSpacing=0 cellPadding=0 secprefix="2.2." secid="71"><TBODY><TR style="CURSOR: hand"><td class=section_margin><td><td class=section_plusmin id=secPlMn71 style="WIDTH: 28.5pt" vAlign=top align=right><td><td class=l2sectnumber vAlign=top>2.<td><td class=l2title id=secttitle71 style="TEXT-DECORATION: none">Hydrographie<td></TR></TBODY></TABLE></div><div id=sectiontag style="DISPLAY: none"></div><div class=sectionbody><div id=Child_s71 style="DISPLAY: inline" parsec="71"><SPAN class=aligneverything></SPAN><P id=p6 secprefix="2.2." sect="71">Bien&nbsp;arrosé,&nbsp;avec&nbsp;des neiges persistantes sur les plus hauts sommets, l’Atlas donne naissance à de nombreuses rivières dont l’eau est utilisée pour l’irrigation et l’alimentation de plusieurs petites centrales hydroélectriques. Ces cours d’eau deviennent des fleuves comme la Moulouya (450&nbsp;km), qui se jette dans la Méditerranée, ou le Sebou (500&nbsp;km), qui se déverse dans l’Atlantique.<SPAN class=breakfloat></SPAN></p></div><div id=Child_s71 style="DISPLAY: inline" parsec="71"><SPAN class=aligneverything></SPAN><P id=p7 secprefix="2.2." sect="71">La&nbsp;nature&nbsp;accidentée&nbsp;du terrain et le régime des pluies rendent les fleuves du Maroc peu navigables. Ainsi, le Sebou constitue l’unique voie navigable du pays, mais uniquement dans la dernière partie de son cours, jusqu’à Kenitra (17&nbsp;km), tandis que l’Oum er-Rebia (600&nbsp;km), principal fleuve du Maroc, qui court d’est en ouest tout le long du versant saharien et arrose une ligne d’oasis, est impropre à la navigation.<SPAN class=breakfloat></SPAN></p></div><div id=Child_s71 style="DISPLAY: inline" parsec="71"><SPAN class=aligneverything></SPAN><P id=p8 secprefix="2.2." sect="71">Les&nbsp;crues&nbsp;soudaines&nbsp;et incontrôlées du printemps ou de l’automne alimentent des nappes souterraines qui font vivre, le reste de l’année, les populations établies sur des éminences. À l’extrême sud-est, les <SPAN>oueds</SPAN> Ziz et Rhéris, descendus de l’Atlas, se perdent dans les sables du désert.<SPAN class=breakfloat></SPAN></p></div></div></SPAN></div><div parsec="40"><SPAN class=secbundle id=42 fIsHidden="0"><div id=s42 style="PADDING-BOTTOM: 8pt" SAFEONMOUSEover="DoOutlineExpanderMouseOver(secPlMn42, secttitle42,true);" SAFEONCLICK="ShowSection(this.parentNode, this.parentNode.fIsHidden.valueOf() == 1);" SAFEONMOUSEout="DoOutlineExpanderMouseOver(secPlMn42, secttitle42,false);"><table class=section_hdr cellSpacing=0 cellPadding=0 secprefix="2.3." secid="42"><TBODY><TR style="CURSOR: hand"><td class=section_margin><td><td class=section_plusmin id=secPlMn42 style="WIDTH: 28.5pt" vAlign=top align=right><td><td class=l2sectnumber vAlign=top>3.<td><td class=l2title id=secttitle42 style="TEXT-DECORATION: none">Climat<td></TR></TBODY></TABLE></div><div id=sectiontag style="DISPLAY: none"></div><div class=sectionbody><div id=Child_s42 style="DISPLAY: inline" parsec="42"><SPAN class=aligneverything></SPAN><P id=p9 secprefix="2.3." sect="42">Le&nbsp;Maroc&nbsp;est&nbsp;soumis&nbsp;aux influences contrastées de la Méditerranée, de l’océan Atlantique et du Sahara sur les reliefs dont la partie occidentale reçoit les pluies océaniques, tandis que les sommets jouent le rôle de barrières. Les plaines côtières sont à la même latitude que les oasis du Sahara algérien&nbsp;; riches et fertiles dans le Nord, elles subissent l’influence du désert dans leur partie méridionale à partir d’<SPAN>Essaouira</SPAN> (Mogador) et surtout d’<SPAN>Agadir</SPAN>.<SPAN class=breakfloat></SPAN></p></div><div id=Child_s42 style="DISPLAY: inline" parsec="42"><SPAN class=aligneverything></SPAN><P id=p10 secprefix="2.3." sect="42">Dans&nbsp;le&nbsp;Nord,&nbsp;le&nbsp;climat est de type méditerranéen, tempéré par l’influence de la mer avec des hivers plus froids en altitude et des précipitations voisines de 800&nbsp;mm annuels sur le versant atlantique septentrional. À Essaouira, les températures annuelles moyennes varient entre 16,4&nbsp;°C en janvier et 22,5&nbsp;°C en août. À l’intérieur des terres, les hivers sont plus frais et les étés plus chauds. Ainsi, à <SPAN>Fès</SPAN>, les températures varient de 10&nbsp;°C en janvier à 26,9&nbsp;°C en août. Dans l’Atlas, il n’est pas rare de trouver des températures hivernales inférieures à -&nbsp;17,8&nbsp;°C, et les sommets sont enneigés presque toute l’année.<SPAN class=breakfloat></SPAN></p></div><div id=Child_s42 style="DISPLAY: inline" parsec="42"><SPAN class=aligneverything></SPAN><P id=p11 secprefix="2.3." sect="42">La&nbsp;saison&nbsp;des&nbsp;pluies&nbsp;correspond aux mois d’hiver. Les précipitations sont importantes dans le Nord-Ouest et plus faibles dans l’Est et le Sud, en particulier sur les contreforts orientaux de l’Atlas. Les précipitations annuelles moyennes varient de 860&nbsp;mm à <SPAN>Tanger</SPAN> et 430&nbsp;mm à <SPAN>Casablanca</SPAN>, à 280&nbsp;mm à Essaouira et à 130&nbsp;mm dans le Sahara.<SPAN class=breakfloat></SPAN></p></div></div></SPAN></div><div parsec="40"><SPAN class=secbundle id=44 fIsHidden="0"><div id=s44 style="PADDING-BOTTOM: 8pt" SAFEONMOUSEover="DoOutlineExpanderMouseOver(secPlMn44, secttitle44,true);" SAFEONCLICK="ShowSection(this.parentNode, this.parentNode.fIsHidden.valueOf() == 1);" SAFEONMOUSEout="DoOutlineExpanderMouseOver(secPlMn44, secttitle44,false);"><table class=section_hdr cellSpacing=0 cellPadding=0 secprefix="2.4." secid="44"><TBODY><TR style="CURSOR: hand"><td class=section_margin><td><td class=section_plusmin id=secPlMn44 style="WIDTH: 28.5pt" vAlign=top align=right><td><td class=l2sectnumber vAlign=top>4.<td><td class=l2title id=secttitle44 style="TEXT-DECORATION: none">Végétation et faune<td></TR></TBODY></TABLE></div><div id=sectiontag style="DISPLAY: none"></div><div class=sectionbody><div id=Child_s44 style="DISPLAY: inline" parsec="44"><SPAN class=aligneverything></SPAN><P id=p12 secprefix="2.4." sect="44">Le&nbsp;Maroc&nbsp;est&nbsp;le&nbsp;pays&nbsp;le plus boisé du Maghreb. Les régions montagneuses tournées vers l’Atlantique sont couvertes de forêts (9,8&nbsp;p.&nbsp;100 du territoire), comprenant de larges étendues de chênes-lièges, des chênes verts, des genévriers, des cèdres, des sapins et des pins qui bénéficient des pluies de l’automne et de l’hiver, mais les sécheresses, de plus en plus longues dans le Sud, fragilisent cette végétation soumise aux incendies, aux coupes et à l’érosion des sols. Les terres cultivées occupent presque toutes les plaines&nbsp;; ailleurs, le maquis prédomine. Dans la plaine du Sous, près de la frontière méridionale, on trouve une vaste forêt d’arganiers, des épineux endémiques de l’Afrique du Nord. La végétation dans les vallées des oueds présahariens est identique à celle des zones arides de la région&nbsp;; dans les oasis, cultures maraîchères et arbres fruitiers prospèrent à l’ombre des palmiers-dattiers.<SPAN class=breakfloat></SPAN></p></div><div id=Child_s44 style="DISPLAY: inline" parsec="44"><SPAN class=aligneverything></SPAN><P id=p13 secprefix="2.4." sect="44">Le&nbsp;Maroc,&nbsp;au&nbsp;carrefour de l’Europe et de l’Afrique, possède une faune diversifiée. Les mosaïques romaines de Volubilis témoignent de la présence d’éléphants, aujourd’hui disparus, et de lions, dont les derniers spécimens vivaient encore dans l’Atlas au <SPAN style="FONT-VARIANT: small-caps">XIX</SPAN><SUP>e</SUP>&nbsp;siècle. On rencontre encore des espèces comme le renard, le lapin, la loutre et l’écureuil, mais aussi la gazelle, le phacochère, la panthère, le babouin et la vipère cornue.</p></div></div></SPAN></div> Tue, 04 Sep 2007 18:36:17 +0200 POPULATION http://sisi98.hawablog.com <div parsec="45"><SPAN class=secbundle id=46 fIsHidden="0"><div id=s46 style="PADDING-BOTTOM: 8pt" SAFEONMOUSEover="DoOutlineExpanderMouseOver(secPlMn46, secttitle46,true);" SAFEONCLICK="ShowSection(this.parentNode, this.parentNode.fIsHidden.valueOf() == 1);" SAFEONMOUSEout="DoOutlineExpanderMouseOver(secPlMn46, secttitle46,false);"><table class=section_hdr cellSpacing=0 cellPadding=0 secprefix="3.1." secid="46"><TBODY><TR style="CURSOR: hand"><td class=section_margin><td><td class=section_plusmin id=secPlMn46 style="WIDTH: 28.5pt" vAlign=top align=right><td><td class=l2sectnumber vAlign=top>1.<td><td class=l2title id=secttitle46 style="TEXT-DECORATION: none">Démographie<td></TR></TBODY></TABLE></div><div id=sectiontag style="DISPLAY: none"></div><div class=sectionbody><div id=Child_s46 style="DISPLAY: inline" parsec="46"><SPAN class=aligneverything></SPAN><P id=p14 secprefix="3.1." sect="46">En&nbsp;2006,&nbsp;la&nbsp;population marocaine était estimée à 33,2&nbsp;millions d'habitants, soit une densité moyenne de 75&nbsp;habitants au km²&nbsp;; mais les Marocains sont inégalement répartis sur le territoire&nbsp;: les régions côtières et les plaines du Nord enregistrent les plus fortes densités.<SPAN class=breakfloat></SPAN></p></div><div id=Child_s46 style="DISPLAY: inline" parsec="46"><SPAN class=aligneverything></SPAN><P id=p15 secprefix="3.1." sect="46">La&nbsp;population&nbsp;connaît un fort taux d’accroissement&nbsp;: en 2006, le taux de natalité a été évalué à 21,98&nbsp;p.&nbsp;1&nbsp;000, le taux de mortalité à 5,58&nbsp;p.&nbsp;1&nbsp;000, l’indice de fécondité à 2,68&nbsp;enfants par femme&nbsp;; l’espérance de vie est de 70,9&nbsp;années. Selon ces différentes prévisions, le Maroc devrait compter 42&nbsp;millions d'habitants en 2025. La structure de la pyramide des âges contribue à alimenter le malaise social dans un pays où le chômage est élevé&nbsp;: pour la période 1995-2000, la part des moins de 15&nbsp;ans dans la population totale est estimée à 36&nbsp;p.&nbsp;100, celle des individus âgés de 65&nbsp;ans et plus, à 5&nbsp;p.&nbsp;100.<SPAN class=breakfloat></SPAN></p></div><div id=Child_s46 style="DISPLAY: inline" parsec="46"><SPAN class=aligneverything></SPAN><P id=p16 secprefix="3.1." sect="46">Le&nbsp;Maroc&nbsp;est&nbsp;une&nbsp;terre d’émigration&nbsp;: environ 1,8&nbsp;million de ressortissants marocains vivent à l’étranger, notamment en France (575&nbsp;000), en Italie (200&nbsp;000) et en Belgique (120&nbsp;000).<SPAN class=breakfloat></SPAN></p></div><div id=Child_s46 style="DISPLAY: inline" parsec="46"><SPAN class=aligneverything></SPAN><P id=p17 secprefix="3.1." sect="46">La&nbsp;population,&nbsp;d’origine berbère, a été islamisée par les conquérants arabes à partir du <SPAN style="FONT-VARIANT: small-caps">VIII</SPAN><SUP>e</SUP>&nbsp;siècle. Avec l’essor des villes, certains des autochtones ont abandonné leur mode de vie traditionnel et ont adopté la langue et les coutumes des nouveaux arrivants. Aujourd’hui, les <SPAN>Berbères</SPAN>, ou <I>Imazighen</I> («&nbsp;hommes libres&nbsp;»), vivent plutôt dans les zones rurales et, depuis la fin des années 1980, revendiquent leur spécificité culturelle&nbsp;; les populations <SPAN>arabes</SPAN> sont plutôt citadines. Toutefois, le clivage entre les communautés est loin d’être aussi évident, car de nombreux mariages entre Arabes, Berbères et Noirs africains, depuis un millénaire, ont largement métissé la population et le fait de parler berbère ne s’oppose pas fondamentalement au fait d’appartenir également à la civilisation arabe.<SPAN class=breakfloat></SPAN></p></div><div id=Child_s46 style="DISPLAY: inline" parsec="46"><SPAN class=aligneverything></SPAN><P id=p18 secprefix="3.1." sect="46">Le&nbsp;nombre&nbsp;de&nbsp;Sahraouis, des Berbères pour la plupart, appartenant pour beaucoup à la confédération des Regueibat, est contesté par les différentes parties en conflit au <SPAN>Sahara-Occidental</SPAN>. Il varie de 170&nbsp;000 à 1&nbsp;million, ce dernier chiffre étant avancé par le <SPAN>front Polisario</SPAN>, qui prend en compte les Sahraouis réfugiés à l’extérieur du territoire marocain.<SPAN class=breakfloat></SPAN></p></div><div id=Child_s46 style="DISPLAY: inline" parsec="46"><SPAN class=aligneverything></SPAN><P id=p19 secprefix="3.1." sect="46">Environ&nbsp;100&nbsp;000&nbsp;Européens (dont 25&nbsp;p.&nbsp;100 de Français) vivent au Maroc, ainsi qu’une minorité juive descendant de l’importante communauté qui a émigré en France ou en Israël dans les années 1960 et 1970.<SPAN class=breakfloat></SPAN></p></div></div></SPAN></div><div parsec="45"><SPAN class=secbundle id=47 fIsHidden="0"><div id=s47 style="PADDING-BOTTOM: 8pt" SAFEONMOUSEover="DoOutlineExpanderMouseOver(secPlMn47, secttitle47,true);" SAFEONCLICK="ShowSection(this.parentNode, this.parentNode.fIsHidden.valueOf() == 1);" SAFEONMOUSEout="DoOutlineExpanderMouseOver(secPlMn47, secttitle47,false);"><table class=section_hdr cellSpacing=0 cellPadding=0 secprefix="3.2." secid="47"><TBODY><TR style="CURSOR: hand"><td class=section_margin><td><td class=section_plusmin id=secPlMn47 style="WIDTH: 28.5pt" vAlign=top align=right><td><td class=l2sectnumber vAlign=top>2.<td><td class=l2title id=secttitle47 style="TEXT-DECORATION: none">Divisions administratives et villes principales<td></TR></TBODY></TABLE></div><div parsec="45"><SPAN class=secbundle id=47 fIsHidden="0"><div class=sectionbody><div id=Child_s47 style="DISPLAY: inline" parsec="47"><P id=p20 secprefix="3.2." sect="47">Le&nbsp;pays&nbsp;est&nbsp;divisé&nbsp;en 16&nbsp;régions économiques subdivisées en provinces et en préfectures urbaines.<SPAN class=breakfloat></SPAN></p></div><div id=Child_s47 style="DISPLAY: inline" parsec="47"><P id=p21 secprefix="3.2." sect="47">Les&nbsp;provinces&nbsp;marocaines sont administrées par des préfets nommés par le roi et soumis au gouvernement central. Chaque province est divisée en «&nbsp;cercles&nbsp;», eux-mêmes subdivisés en «&nbsp;circonscriptions&nbsp;».<SPAN class=breakfloat></SPAN></p></div><div id=Child_s47 style="DISPLAY: inline" parsec="47"><P id=p22 secprefix="3.2." sect="47">La&nbsp;répartition&nbsp;de&nbsp;la&nbsp;population entre zones rurales et zones urbaines est relativement équilibrée&nbsp;: en 2003, 57&nbsp;p.&nbsp;100 des Marocains étaient citadins. <SPAN>Rabat</SPAN>, la capitale et l’une des plus grandes villes du Maroc, est située sur la côte atlantique (717&nbsp;000&nbsp;habitants, estimation 1992). <SPAN>Casablanca</SPAN> (2,1&nbsp;millions) est la ville la plus importante du pays et son premier port&nbsp;; <SPAN>Marrakech</SPAN> (618&nbsp;000&nbsp;habitants) et <SPAN>Fès</SPAN> (573&nbsp;000&nbsp;habitants) sont les grands pôles du commerce marocain. <SPAN>Tanger</SPAN> (592&nbsp;000&nbsp;habitants) contrôle le <SPAN>détroit de Gibraltar</SPAN>. Le gouvernement incite la population marocaine à s’établir au Sahara-Occidental, dont la ville principale </p></div></div></SPAN></div><div parsec="45"><SPAN class=secbundle id=72 fIsHidden="0"><div id=s72 style="PADDING-BOTTOM: 8pt" SAFEONMOUSEover="DoOutlineExpanderMouseOver(secPlMn72, secttitle72,true);" SAFEONCLICK="ShowSection(this.parentNode, this.parentNode.fIsHidden.valueOf() == 1);" SAFEONMOUSEout="DoOutlineExpanderMouseOver(secPlMn72, secttitle72,false);"><table class=section_hdr cellSpacing=0 cellPadding=0 secprefix="3.3." secid="72"><TBODY><TR style="CURSOR: hand"><td class=section_margin><td><td class=section_plusmin id=secPlMn72 style="WIDTH: 28.5pt" vAlign=top align=right><td><td class=l2sectnumber vAlign=top>3.<td><td class=l2title id=secttitle72 style="TEXT-DECORATION: none">Institutions et vie politique<td></TR></TBODY></TABLE></div><div id=sectiontag style="DISPLAY: none"></div><div class=sectionbody><div parsec="72"><SPAN class=secbundle id=73 fIsHidden="0"><div id=s73 style="PADDING-BOTTOM: 8pt" SAFEONMOUSEover="DoOutlineExpanderMouseOver(secPlMn73, secttitle73,true);" SAFEONCLICK="ShowSection(this.parentNode, this.parentNode.fIsHidden.valueOf() == 1);" SAFEONMOUSEout="DoOutlineExpanderMouseOver(secPlMn73, secttitle73,false);"><table class=section_hdr cellSpacing=0 cellPadding=0 secprefix="3.3.1." secid="73"><TBODY><TR style="CURSOR: hand"><td class=section_margin><td><td class=section_plusmin id=secPlMn73 style="WIDTH: 46.5pt" vAlign=top align=right><td><td class=l3sectnumber vAlign=top><font color=#2cc5d2 size=2>1.</FONT><td><td class=l3title id=secttitle73 style="TEXT-DECORATION: none"><font color=#2cc5d2 size=2>Organisation des pouvoirs</FONT><td></TR></TBODY></TABLE></div><div id=sectiontag style="DISPLAY: none"></div><div class=sectionbody><div id=Child_s73 style="DISPLAY: inline" parsec="73"><SPAN class=aligneverything></SPAN><P id=p23 secprefix="3.3.1." sect="73">Le&nbsp;Maroc&nbsp;est&nbsp;une&nbsp;monarchie héréditaire, régie par la Constitution de 1972, révisée en 1980, en 1992, puis en septembre 1996.<SPAN class=breakfloat></SPAN></p></div><div id=Child_s73 style="DISPLAY: inline" parsec="73"><SPAN class=aligneverything></SPAN><P id=p24 secprefix="3.3.1." sect="73">Le&nbsp;monarque,&nbsp;qui&nbsp;doit être de sexe masculin, est le chef spirituel et temporel&nbsp;; chef de l’État, il nomme le Premier ministre et les membres du gouvernement. Le roi a le pouvoir d’ordonner la révision de mesures législatives et de dissoudre l’Assemblée. Il commande également les forces armées.<SPAN class=breakfloat></SPAN></p></div><div id=Child_s73 style="DISPLAY: inline" parsec="73"><SPAN class=aligneverything></SPAN><P id=p25 secprefix="3.3.1." sect="73">Une&nbsp;révision&nbsp;de&nbsp;la&nbsp;Constitution a introduit le bicamérisme du Parlement, composé depuis septembre 1996 de la Chambre des représentants, dont les membres sont élus pour six ans au suffrage direct, et de la Chambre des conseillers, nouvel organe, élu par les représentants des collectivités locales, des organisations professionnelles, et des salariés. La nouvelle Constitution a élargi les compétences du corps législatif, en même temps qu’était créée une Cour constitutionnelle.<SPAN class=breakfloat></SPAN></p></div></div></SPAN></div><div parsec="72"><SPAN class=secbundle id=74 fIsHidden="0"><div id=s74 style="PADDING-BOTTOM: 8pt" SAFEONMOUSEover="DoOutlineExpanderMouseOver(secPlMn74, secttitle74,true);" SAFEONCLICK="ShowSection(this.parentNode, this.parentNode.fIsHidden.valueOf() == 1);" SAFEONMOUSEout="DoOutlineExpanderMouseOver(secPlMn74, secttitle74,false);"><table class=section_hdr cellSpacing=0 cellPadding=0 secprefix="3.3.2." secid="74"><TBODY><TR style="CURSOR: hand"><td class=section_margin><font color=#2cc5d2 size=2></FONT><td><td class=section_plusmin id=secPlMn74 style="WIDTH: 46.5pt" vAlign=top align=right><font color=#2cc5d2 size=2></FONT><td><td class=l3sectnumber vAlign=top><font color=#2cc5d2 size=2>2.</FONT><td><td class=l3title id=secttitle74 style="TEXT-DECORATION: none"><font color=#2cc5d2 size=2>Partis politiques</FONT><td></TR></TBODY></TABLE></div><div id=sectiontag style="DISPLAY: none"></div><div class=sectionbody><div id=Child_s74 style="DISPLAY: inline" parsec="74"><SPAN class=aligneverything></SPAN><P id=p26 secprefix="3.3.2." sect="74">Le&nbsp;système&nbsp;politique&nbsp;marocain repose sur un multipartisme qui connaît toutefois des limites, liées à la prééminence du roi. Le Mouvement populaire constitutionnel démocratique (MPCD), parti conservateur fondé en 1959, le Rassemblement national des indépendants (1978), l’Union constitutionnelle (1983) et le Parti national démocratique (1981) sont les principaux partis pro-gouvernementaux. Parmi les forces d’opposition se trouvent l’Istiqlal («&nbsp;indépendance&nbsp;»), parti nationaliste fondé en 1943, l’Organisation de l’action démocratique et populaire (OADP), le parti du Progrès et du Socialisme (PPS). En 1998, l’Union socialiste des forces populaires (USFP), grand parti de gauche généralement dans l'opposition, accepte la nomination de leader, Abderrahmane Youssoufi, au poste de Premier ministre.<SPAN class=breakfloat></SPAN></p></div><div id=Child_s74 style="DISPLAY: inline" parsec="74"><SPAN class=aligneverything></SPAN><P id=p27 secprefix="3.3.2." sect="74">En&nbsp;juin&nbsp;1996,&nbsp;le&nbsp;roi&nbsp;<SPAN>Hassan II</SPAN> autorise l’entrée d’islamistes modérés au sein du MPCD. Les mouvements islamistes demeurent étroitement contrôlés, voire réprimés. Le souverain, désireux d’introduire un système en alternance, multiplie, à partir de 1990, les tentatives d’ouverture politique en direction de l’opposition. Les principaux partis ne veulent cependant pas participer au gouvernement formé en février 1995, le roi ayant refusé les conditions posées en préalable&nbsp;: révision constitutionnelle, nouvelles élections et départ du ministre de l’Intérieur, Driss Bari, dont le nom fut souvent associé aux violations des <SPAN>droits de l’homme</SPAN> par les autorités marocaines.<SPAN class=breakfloat></SPAN></p></div><div id=Child_s74 style="DISPLAY: inline" parsec="74"><SPAN class=aligneverything></SPAN><P id=p28 secprefix="3.3.2." sect="74">Cette&nbsp;situation&nbsp;a&nbsp;connu récemment de profonds bouleversements. En 1996, un référendum ratifie la Constitution marocaine. Au début de 1997, une charte est signée entre le pouvoir et l’ensemble des formations politiques en vue de la tenue d’élections libres et régulières. Les élections locales se tiennent en juin 1997, les élections législatives le 14&nbsp;novembre 1997. L’USFP devient la première force politique du pays, le RNI maintenant ses positions, alors que l’Istiqlal est le grand perdant. Abderrahmane Youssoufi est désigné par le roi Hassan&nbsp;II, en février 1998, au poste de Premier ministre. En mars, il fait connaître la composition de son cabinet, qui comprend 48&nbsp;membres. Au plan de la répartition partisane, l’USFP s’est réservé 14&nbsp;sièges, contre 6 au RNI et à l’Istiqlal. Le PPS (parti du Progrès et du Socialisme) et trois autres partis d’opposition sont aussi associés au pouvoir. Le Maroc vit ainsi une expérience inédite de transition et d’alternance politique.<SPAN class=breakfloat></SPAN></p></div><div id=Child_s74 style="DISPLAY: inline" parsec="74"><SPAN class=aligneverything></SPAN><P id=p95 secprefix="3.3.2." sect="74">Après&nbsp;le&nbsp;décès&nbsp;d'Hassan&nbsp;II, le 23&nbsp;juillet 1999, son fils aîné Sidi Mohammed, âgé de 36&nbsp;ans, monte sur le trône sous le nom de <SPAN>Mohammed VI</SPAN>. L'acte le plus significatif de la politique d'ouverture menée par Mohammed&nbsp;VI est le limogeage, en novembre 1999, de Driss Basri, ministre de l'Intérieur, symbole des aspects les plus dictatoriaux du roi défunt. Mohammed&nbsp;VI conserve le premier ministre socialiste Abderrahmane Youssoufi et garde la haute main sur la direction de l'armée.<SPAN class=breakfloat></SPAN></p></div><div id=Child_s74 style="DISPLAY: inline" parsec="74"><SPAN class=aligneverything></SPAN><P id=p107 secprefix="3.3.2." sect="74">Le&nbsp;processus&nbsp;de&nbsp;transition démocratique aboutit en septembre 2002 à la tenue d’élections législatives transparentes visant à remplacer le gouvernement d’alternance d’Abderrahmane Youssoufi. Sur les 325&nbsp;sièges de la Chambre basse du Parlement, la principale formation du gouvernement sortant, l’Union socialiste des forces populaires (USFP), arrive en tête avec 50&nbsp;sièges, suivie de l’Istiqlal, qui remporte 48&nbsp;sièges. L’autre parti de la coalition gouvernementale au pouvoir, le Rassemblement national des indépendants (RNI), de centre droit, n’arrive, avec 41&nbsp;sièges, qu’en 4<SUP>e</SUP>&nbsp;position, derrière le Parti de la justice et du développement (PJD), islamiste, qui recueille 42&nbsp;sièges. Le nouveau Premier ministre, Driss Jettou, sans étiquette politique, forme un gouvernement dans la continuité du précédent gouvernement d’alternance, avec l’USFP et l’Istiqlal dominant une large coalition gouvernementale, dont sont exclus les islamistes du PJD.<SPAN class=breakfloat></SPAN></p></div></div></SPAN></div><div parsec="72"><SPAN class=secbundle id=75 fIsHidden="0"><div id=s75 style="PADDING-BOTTOM: 8pt" SAFEONMOUSEover="DoOutlineExpanderMouseOver(secPlMn75, secttitle75,true);" SAFEONCLICK="ShowSection(this.parentNode, this.parentNode.fIsHidden.valueOf() == 1);" SAFEONMOUSEout="DoOutlineExpanderMouseOver(secPlMn75, secttitle75,false);"><table class=section_hdr cellSpacing=0 cellPadding=0 secprefix="3.3.3." secid="75"><TBODY><TR style="CURSOR: hand"><td class=section_margin><td><td class=section_plusmin id=secPlMn75 style="WIDTH: 46.5pt" vAlign=top align=right><td><td class=l3sectnumber vAlign=top><font color=#2cc5d2 size=2>3.</FONT><td><td class=l3title id=secttitle75 style="TEXT-DECORATION: none"><font color=#2cc5d2 size=2>Défense nationale</FONT><td></TR></TBODY></TABLE></div><div id=sectiontag style="DISPLAY: none"></div><div class=sectionbody><div id=Child_s75 style="DISPLAY: inline" parsec="75"><SPAN class=aligneverything></SPAN><P id=p29 secprefix="3.3.3." sect="75">En&nbsp;2004,&nbsp;l’armée&nbsp;de&nbsp;terre comptait environ 180&nbsp;000&nbsp;hommes, l’armée de l’air 13&nbsp;000 et la marine 7&nbsp;800&nbsp;; un service militaire de dix-huit mois est obligatoire pour tous les hommes. La même année, l’État a consacré 4,2&nbsp;p.&nbsp;100 du produit intérieur brut (PIB) aux dépenses de la Défense nationale.<SPAN class=breakfloat></SPAN></p></div><div id=Child_s75 style="DISPLAY: inline" parsec="75"><SPAN class=aligneverything></SPAN><P id=p30 secprefix="3.3.3." sect="75">Le&nbsp;Maroc&nbsp;est&nbsp;engagé&nbsp;depuis 1974 dans des opérations au <SPAN>Sahara-Occidental</SPAN> contre les nationalistes sahraouis du <SPAN>front Polisario</SPAN> qui revendiquent l’indépendance.<SPAN class=breakfloat></SPAN></p></div></div></SPAN></div></div></SPAN></div><div parsec="45"><SPAN class=secbundle id=48 fIsHidden="0"><div id=s48 style="PADDING-BOTTOM: 8pt" SAFEONMOUSEover="DoOutlineExpanderMouseOver(secPlMn48, secttitle48,true);" SAFEONCLICK="ShowSection(this.parentNode, this.parentNode.fIsHidden.valueOf() == 1);" SAFEONMOUSEout="DoOutlineExpanderMouseOver(secPlMn48, secttitle48,false);"><table class=section_hdr cellSpacing=0 cellPadding=0 secprefix="3.4." secid="48"><TBODY><TR style="CURSOR: hand"><td class=section_margin><td><td class=section_plusmin id=secPlMn48 style="WIDTH: 28.5pt" vAlign=top align=right><td><td class=l2sectnumber vAlign=top><font color=#2cc5d2 size=2>4.</FONT><td><td class=l2title id=secttitle48 style="TEXT-DECORATION: none"><font color=#2cc5d2 size=2>Langues et religions</FONT><td></TR></TBODY></TABLE></div><div id=sectiontag style="DISPLAY: none"></div><div class=sectionbody><div id=Child_s48 style="DISPLAY: inline" parsec="48"><SPAN class=aligneverything></SPAN><P id=p31 secprefix="3.4." sect="48">L’<SPAN>arabe</SPAN>,&nbsp;la&nbsp;langue&nbsp;officielle du pays, est parlé par 75&nbsp;p.&nbsp;100 de la population, mais le berbère, ou tamazigh, est également parlé par la moitié des Marocains&nbsp;; (c’est la langue maternelle d’au moins 25&nbsp;p.&nbsp;100 de la population). De nombreux Marocains parlent aussi le français et l’espagnol.<SPAN class=breakfloat></SPAN></p></div><div id=Child_s48 style="DISPLAY: inline" parsec="48"><SPAN class=aligneverything></SPAN><P id=p32 secprefix="3.4." sect="48">L’islam&nbsp;est&nbsp;la&nbsp;religion d’État. La totalité de la population musulmane est <SPAN>sunnite</SPAN>. Le roi du Maroc, descendant du prophète <SPAN>Mahomet</SPAN>, est Commandeur des croyants&nbsp;; les chrétiens représentent 1&nbsp;p.&nbsp;100 de la population et les juifs moins de 0,1&nbsp;p.&nbsp;100.<SPAN class=breakfloat></SPAN></p></div></div></SPAN></div><div parsec="45"><SPAN class=secbundle id=49 fIsHidden="0"><div id=s49 style="PADDING-BOTTOM: 8pt" SAFEONMOUSEover="DoOutlineExpanderMouseOver(secPlMn49, secttitle49,true);" SAFEONCLICK="ShowSection(this.parentNode, this.parentNode.fIsHidden.valueOf() == 1);" SAFEONMOUSEout="DoOutlineExpanderMouseOver(secPlMn49, secttitle49,false);"><table class=section_hdr cellSpacing=0 cellPadding=0 secprefix="3.5." secid="49"><TBODY><TR style="CURSOR: hand"><td class=section_margin><td><td class=section_plusmin id=secPlMn49 style="WIDTH: 28.5pt" vAlign=top align=right><td><td class=l2sectnumber vAlign=top><font color=#2cc5d2 size=2>5.</FONT><td><td class=l2title id=secttitle49 style="TEXT-DECORATION: none"><font color=#2cc5d2 size=2>Éducation</FONT><td></TR></TBODY></TABLE></div><div id=sectiontag style="DISPLAY: none"></div><div class=sectionbody><div id=Child_s49 style="DISPLAY: inline" parsec="49"><SPAN class=aligneverything></SPAN><P id=p33 secprefix="3.5." sect="49">En&nbsp;1963,&nbsp;l’école&nbsp;est&nbsp;devenue obligatoire pour tous les enfants âgés de 7 à 13&nbsp;ans. La scolarisation des garçons est cependant beaucoup plus importante que celle des filles. En 1991, 38,2&nbsp;p.&nbsp;100 des enfants dans la tranche d’âge concernée étaient scolarisés dans le secondaire&nbsp;; en 1993, 10,3&nbsp;p.&nbsp;100 l’étaient dans le supérieur. L’enseignement est dispensé en arabe. En 1994, le roi <SPAN>Hassan II</SPAN> décida que le berbère serait désormais enseigné dans le primaire, une décision importante qui mettra un certain temps à être suivie d’effets. En 1995, 56,3&nbsp;p.&nbsp;100 des Marocains ne savaient ni lire ni écrire.<SPAN class=breakfloat></SPAN></p></div><div id=Child_s49 style="DISPLAY: inline" parsec="49"><SPAN class=aligneverything></SPAN><P id=p34 secprefix="3.5." sect="49">L’enseignement&nbsp;supérieur traditionnel en arabe est assuré à l’université al-Qarawiyin, à Fès, et l’enseignement supérieur moderne, en français et en arabe, dans les universités Mohammed&nbsp;V (1957) à Rabat, Mohammed Ben Abdallah (1974) à Fès, Cadi Ayyad (1978) à Marrakech, Hassan&nbsp;II (1976) à Casablanca et Mohammed&nbsp;I<SUP>er</SUP> (1978) à Oujda. Rabat est également dotée d’une école des beaux-arts et de plusieurs instituts spécialisés dans l’administration, l’agriculture et les sciences économiques. L’École des arts et traditions populaires (fondée 1921) est située à Tétouan.<SPAN class=breakfloat></SPAN></p></div><div id=Child_s49 style="DISPLAY: inline" parsec="49"><SPAN class=aligneverything></SPAN><P id=p35 secprefix="3.5." sect="49">En&nbsp;1992,&nbsp;l’État&nbsp;a&nbsp;consacré 5,8&nbsp;p.&nbsp;100 du PIB aux dépenses d’éducation.<SPAN class=breakfloat></SPAN></p></div></div></SPAN></div><div parsec="45"><SPAN class=secbundle id=50 fIsHidden="0"><div id=s50 style="PADDING-BOTTOM: 8pt" SAFEONMOUSEover="DoOutlineExpanderMouseOver(secPlMn50, secttitle50,true);" SAFEONCLICK="ShowSection(this.parentNode, this.parentNode.fIsHidden.valueOf() == 1);" SAFEONMOUSEout="DoOutlineExpanderMouseOver(secPlMn50, secttitle50,false);"><table class=section_hdr cellSpacing=0 cellPadding=0 secprefix="3.6." secid="50"><TBODY><TR style="CURSOR: hand"><td class=section_margin><font color=#2cc5d2 size=2></FONT><td><td class=section_plusmin id=secPlMn50 style="WIDTH: 28.5pt" vAlign=top align=right><font color=#2cc5d2 size=2></FONT><td><td class=l2sectnumber vAlign=top><font color=#2cc5d2 size=2>6.</FONT><td><td class=l2title id=secttitle50 style="TEXT-DECORATION: none"><font color=#2cc5d2 size=2>Culture</FONT><td></TR></TBODY></TABLE></div><div id=sectiontag style="DISPLAY: none"></div><div class=sectionbody><div id=Child_s50 style="DISPLAY: inline" parsec="50">&nbsp;</div><div id=Child_s50 style="DISPLAY: inline" parsec="50"><SPAN class=aligneverything></SPAN><P id=p36 secprefix="3.6." sect="50">Le&nbsp;Maroc&nbsp;s’est&nbsp;enrichi des influences de plusieurs cultures, comme en témoignent les vestiges des civilisations <SPAN>phénicienne</SPAN>, <SPAN>hellénique</SPAN>, <SPAN>carthaginoise</SPAN>, <SPAN>romaine</SPAN> et arabe.<SPAN class=breakfloat></SPAN></p></div><div id=Child_s50 style="DISPLAY: inline" parsec="50"><SPAN class=aligneverything></SPAN><P id=p37 secprefix="3.6." sect="50">Le&nbsp;<SPAN>christianisme</SPAN>&nbsp;s’est étendu dans la région avec l’occupation romaine et a résisté un temps à l’expansion arabe. L’influence arabo-musulmane l’emporte rapidement sur les côtes et dans les cités qui deviennent de grands centres d’échanges entre l’Espagne, le sud du Sahara et le reste du monde arabe. L’arabe, langue sacrée, devient aussi la langue écrite des échanges commerciaux et culturels. Le Maroc accueille les musulmans et les <SPAN>juifs</SPAN> chassés par l’<SPAN>Inquisition</SPAN>, qui sévit dans la péninsule Ibérique au <SPAN style="FONT-VARIANT: small-caps">XVI</SPAN><SUP>e</SUP>&nbsp;siècle&nbsp;: l’architecture et la musique arabo-andalouses viennent alors influencer les <SPAN>arts de l’islam</SPAN>. Le Maroc demeure, en revanche, en dehors de l’aire d’influence ottomane. L’empreinte ouest-africaine date de l’établissement des routes transsahariennes, au <SPAN style="FONT-VARIANT: small-caps">X</SPAN><SUP>e</SUP>&nbsp;siècle, et de la dynastie mauritanienne des <SPAN>Almoravides</SPAN>, fondateurs de la ville de <SPAN>Marrakech</SPAN>. La colonisation française, durant plus d’un demi-siècle, marque le passage du pays au monde contemporain, avec les bouleversements que cela implique au sein de la société marocaine. La&nbsp;Bibliothèque&nbsp;nationale du Maroc, fondée en 1920, est située à Rabat. La ville de Casablanca et l’université de Fès abritent également des bibliothèques. Le principal musée est le Musée archéologique de Tétouan, dont la collection est composée de vestiges carthaginois, romains et musulmans.</p></div></div></SPAN></div></SPAN></div> Tue, 04 Sep 2007 18:31:28 +0200 ÉCONOMIE http://sisi98.hawablog.com <div id=s76 style="PADDING-BOTTOM: 8pt" SAFEONMOUSEover="DoOutlineExpanderMouseOver(secPlMn76, secttitle76,true);" SAFEONCLICK="ShowSection(this.parentNode, this.parentNode.fIsHidden.valueOf() == 1);" SAFEONMOUSEout="DoOutlineExpanderMouseOver(secPlMn76, secttitle76,false);"><table class=section_hdr cellSpacing=0 cellPadding=0 secprefix="4.1." secid="76"><TBODY><TR style="CURSOR: hand"><td class=section_margin><td><td class=section_plusmin id=secPlMn76 style="WIDTH: 28.5pt" vAlign=top align=right><td><td class=l2sectnumber vAlign=top>1.<td><td class=l2title id=secttitle76 style="TEXT-DECORATION: none">Généralités<td></TR></TBODY></TABLE></div><div parsec="51"><SPAN class=secbundle id=76 fIsHidden="0"><div class=sectionbody><div id=Child_s76 style="DISPLAY: inline" parsec="76"><P id=p40 secprefix="4.1." sect="76">Le&nbsp;Maroc&nbsp;est&nbsp;essentiellement un pays agricole bien que seuls 21&nbsp;p.&nbsp;100 de la superficie totale soient cultivés. En 2004, le produit intérieur brut (PIB) s'élevait à 50&nbsp;milliards de dollars, chiffre qui plaçait le pays au 54<SUP>e</SUP>&nbsp;rang mondial. Depuis 1985, l'économie marocaine a été soumise à un ajustement structurel sévère qui produit des résultats inégalés sur le continent africain. Cependant, la croissance économique —&nbsp;3,1&nbsp;p.&nbsp;100 en moyenne de 1980 à 1994&nbsp;; 4,71 en moyenne pour la période 2000-2004&nbsp;— demeure insuffisante pour résorber le chômage&nbsp;: chaque année, 250&nbsp;000&nbsp;demandeurs d'emploi arrivent sur le marché du travail. En 2002, le taux de chômage s'élevait à 11,6&nbsp;p.&nbsp;100&nbsp;; l'inflation atteignait 6,6&nbsp;p.&nbsp;100.<SPAN class=breakfloat></SPAN></p></div></div></SPAN></div><div parsec="51"><SPAN class=secbundle id=52 fIsHidden="0"><div id=s52 style="PADDING-BOTTOM: 8pt" SAFEONMOUSEover="DoOutlineExpanderMouseOver(secPlMn52, secttitle52,true);" SAFEONCLICK="ShowSection(this.parentNode, this.parentNode.fIsHidden.valueOf() == 1);" SAFEONMOUSEout="DoOutlineExpanderMouseOver(secPlMn52, secttitle52,false);"><table class=section_hdr cellSpacing=0 cellPadding=0 secprefix="4.2." secid="52"><TBODY><TR style="CURSOR: hand"><td class=section_margin><td><td class=section_plusmin id=secPlMn52 style="WIDTH: 28.5pt" vAlign=top align=right><td><td class=l2sectnumber vAlign=top>2.<td><td class=l2title id=secttitle52 style="TEXT-DECORATION: none">Agriculture, forêts, pêche<td></TR></TBODY></TABLE></div><div id=sectiontag style="DISPLAY: none"></div><div class=sectionbody><div id=Child_s52 style="DISPLAY: inline" parsec="52"><P id=p41 secprefix="4.2." sect="52">En&nbsp;1995,&nbsp;le&nbsp;secteur&nbsp;primaire occupait 35&nbsp;p.&nbsp;100 de la population active et contribuait pour 18&nbsp;p.&nbsp;100 à la formation du PIB.<SPAN class=breakfloat></SPAN></p></div><div id=Child_s52 style="DISPLAY: inline" parsec="52"><SPAN class=aligneverything></SPAN><P id=p42 secprefix="4.2." sect="52">La&nbsp;production&nbsp;est&nbsp;très dépendante des aléas climatiques. Ainsi, l'année 1994 s'était révélée exceptionnelle après trois années de sécheresse, mais la sécheresse prolongée de 1995 a de nouveau sérieusement menacé l'agriculture du pays.<SPAN class=breakfloat></SPAN></p></div><div id=Child_s52 style="DISPLAY: inline" parsec="52"><P id=p43 secprefix="4.2." sect="52">Les&nbsp;principales&nbsp;productions sont les céréales, le blé (31&nbsp;p.&nbsp;100 des terres cultivées en 1994&nbsp;; 19<SUP>e</SUP>&nbsp;rang mondial) et l'orge (26&nbsp;p.&nbsp;100 des terres&nbsp;; 11<SUP>e</SUP>&nbsp;rang mondial) dont la production totalise 3&nbsp;millions de tonnes. La pomme de terre, les melons, les oliviers, la vigne, les légumineuses, les dattiers, la canne à sucre et la betterave à sucre sont également cultivés. Le Maroc est un gros producteur d'agrumes (1&nbsp;275&nbsp;000&nbsp;t, dont 940&nbsp;000&nbsp;t d'oranges, 11<SUP>e</SUP>&nbsp;rang mondial) principalement destinés à l'exportation avec les légumes d'hiver.<SPAN class=breakfloat></SPAN></p></div><div id=Child_s52 style="DISPLAY: inline" parsec="52"><SPAN class=aligneverything></SPAN><P id=p44 secprefix="4.2." sect="52">Le&nbsp;cheptel&nbsp;compte&nbsp;environ 15,6&nbsp;millions d'ovins (19<SUP>e</SUP>&nbsp;rang mondial), 5,5&nbsp;millions de caprins et 3,3&nbsp;millions de bovins.<SPAN class=breakfloat></SPAN></p></div><div id=Child_s52 style="DISPLAY: inline" parsec="52"><P id=p45 secprefix="4.2." sect="52">e&nbsp;liège&nbsp;est&nbsp;l'une&nbsp;des principales ressources de la forêt marocaine, mais la plupart du bois coupé est utilisé comme combustible&nbsp;; en 2004, la production de bois s'élevait à 885&nbsp;000&nbsp;m<SUP>3</SUP>, quantité très minime.<SPAN class=breakfloat></SPAN></p></div><div id=Child_s52 style="DISPLAY: inline" parsec="52"><SPAN class=aligneverything></SPAN><P id=p46 secprefix="4.2." sect="52">Les&nbsp;principaux&nbsp;centres de pêche sont <SPAN>Agadir</SPAN>, <SPAN>Safi</SPAN>, Essaouira, <SPAN>Casablanca</SPAN>, auxquels s'ajoutent les centres côtiers du Sahara-Occidental. En 2001, les prises annuelles s'élevaient à 1&nbsp;084&nbsp;638&nbsp;tonnes et comprenaient notamment sardines, thon, maquereaux, anchois et crustacés.<SPAN class=breakfloat></SPAN></p></div></div></SPAN></div><div parsec="51"><SPAN class=secbundle id=53 fIsHidden="0"><div id=s53 style="PADDING-BOTTOM: 8pt" SAFEONMOUSEover="DoOutlineExpanderMouseOver(secPlMn53, secttitle53,true);" SAFEONCLICK="ShowSection(this.parentNode, this.parentNode.fIsHidden.valueOf() == 1);" SAFEONMOUSEout="DoOutlineExpanderMouseOver(secPlMn53, secttitle53,false);">&nbsp;</div><div id=sectiontag style="DISPLAY: none"></div><div class=sectionbody><div id=Child_s53 style="DISPLAY: inline" parsec="53"><SPAN class=aligneverything></SPAN><P id=p47 secprefix="4.3." sect="53">&nbsp;</p></div><div parsec="53"><SPAN class=secbundle id=77 fIsHidden="0"><div id=s77 style="PADDING-BOTTOM: 8pt" SAFEONMOUSEover="DoOutlineExpanderMouseOver(secPlMn77, secttitle77,true);" SAFEONCLICK="ShowSection(this.parentNode, this.parentNode.fIsHidden.valueOf() == 1);" SAFEONMOUSEout="DoOutlineExpanderMouseOver(secPlMn77, secttitle77,false);"><table class=section_hdr cellSpacing=0 cellPadding=0 secprefix="4.3.1." secid="77"><TBODY><TR style="CURSOR: hand"><td class=section_margin><td><td class=section_plusmin id=secPlMn77 style="WIDTH: 46.5pt" vAlign=top align=right><td><td class=l3sectnumber vAlign=top><font color=#2bc9d3 size=2>1.</FONT><td><td class=l3title id=secttitle77 style="TEXT-DECORATION: none"><font color=#2bc9d3 size=2>Exploitation minière et énergie</FONT><td></TR></TBODY></TABLE></div><div id=sectiontag style="DISPLAY: none"></div><div class=sectionbody><div id=Child_s77 style="DISPLAY: inline" parsec="77"><SPAN class=aligneverything></SPAN><P id=p48 secprefix="4.3.1." sect="77">Le&nbsp;pays&nbsp;possède&nbsp;des&nbsp;ressources minières considérables&nbsp;: c'est le 3<SUP>e</SUP>&nbsp;producteur mondial de phosphate (gisements de Youssoufia, de Khourigba, de Benguerir, ainsi que Bou&nbsp;Craa, au Sahara-Occidental, 20&nbsp;millions de tonnes en 1995)&nbsp;; le 10<SUP>e</SUP>&nbsp;producteur de plomb (70&nbsp;000&nbsp;t) et d'argent (333&nbsp;000&nbsp;t). On y extrait aussi du charbon, du cobalt, du fer, du cuivre, du manganèse, du pétrole, de l'étain et du zinc.<SPAN class=breakfloat></SPAN></p></div><div id=Child_s77 style="DISPLAY: inline" parsec="77"><SPAN class=aligneverything></SPAN><P id=p49 secprefix="4.3.1." sect="77">En&nbsp;2003,&nbsp;94,21&nbsp;p.&nbsp;100 de la production électrique est d'origine thermique, le reste étant produit dans des centrales hydroélectriques locales. En 2003, la production annuelle était d'environ 17,3&nbsp;milliards de kilowattheures.<SPAN class=breakfloat></SPAN></p></div></div></SPAN></div><div parsec="53"><SPAN class=secbundle id=78 fIsHidden="0"><div id=s78 style="PADDING-BOTTOM: 8pt" SAFEONMOUSEover="DoOutlineExpanderMouseOver(secPlMn78, secttitle78,true);" SAFEONCLICK="ShowSection(this.parentNode, this.parentNode.fIsHidden.valueOf() == 1);" SAFEONMOUSEout="DoOutlineExpanderMouseOver(secPlMn78, secttitle78,false);"><table class=section_hdr cellSpacing=0 cellPadding=0 secprefix="4.3.2." secid="78"><TBODY><TR style="CURSOR: hand"><td class=section_margin><td><td class=section_plusmin id=secPlMn78 style="WIDTH: 46.5pt" vAlign=top align=right><td><td class=l3sectnumber vAlign=top><font color=#2bc9d3 size=2>2.</FONT><td><td class=l3title id=secttitle78 style="TEXT-DECORATION: none"><font color=#2bc9d3 size=2>Industries</FONT><td></TR></TBODY></TABLE></div><div id=sectiontag style="DISPLAY: none"></div><div class=sectionbody><div id=Child_s78 style="DISPLAY: inline" parsec="78"><SPAN class=aligneverything></SPAN><P id=p50 secprefix="4.3.2." sect="78">Des&nbsp;petites&nbsp;et&nbsp;moyennes entreprises assurent l'essentiel de la production industrielle du pays&nbsp;: matériaux de construction, produits chimiques, textiles, chaussures, pétrole raffiné, produits agroalimentaires (32&nbsp;p.&nbsp;100 de la production industrielle totale), vins, sucre, etc. L'artisanat est également un secteur traditionnel important&nbsp;: tissus, sellerie, céramiques, tapis et couvertures et ébénisterie de haute qualité. <table class=section_hdr cellSpacing=0 cellPadding=0 secprefix="4.3." secid="53"><TBODY><TR style="CURSOR: hand"><td class=l2sectnumber vAlign=top>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<font color=#2bc9d3 size=2>&nbsp; &nbsp;3.</FONT><td><td class=l2title id=secttitle53 style="TEXT-DECORATION: none"><font color=#2bc9d3 size=2>Mines et industries</FONT><td></TR></TBODY></TABLE></p><div id=sectiontag style="DISPLAY: none"></div><div class=sectionbody><div id=Child_s53 style="DISPLAY: inline" parsec="53"><SPAN class=aligneverything></SPAN><P id=p47 secprefix="4.3." sect="53">En&nbsp;1995,&nbsp;le&nbsp;secteur&nbsp;secondaire occupait 24&nbsp;p.&nbsp;100 de la population active et contribuait pour 33&nbsp;p.&nbsp;100 à la formation du PIB.</p></div></div><SPAN class=breakfloat></SPAN></div></div></SPAN></div></div></SPAN></div><div parsec="51"><SPAN class=secbundle id=79 fIsHidden="0"><div id=s79 style="PADDING-BOTTOM: 8pt" SAFEONMOUSEover="DoOutlineExpanderMouseOver(secPlMn79, secttitle79,true);" SAFEONCLICK="ShowSection(this.parentNode, this.parentNode.fIsHidden.valueOf() == 1);" SAFEONMOUSEout="DoOutlineExpanderMouseOver(secPlMn79, secttitle79,false);"><table class=section_hdr cellSpacing=0 cellPadding=0 secprefix="4.4." secid="79"><TBODY><TR style="CURSOR: hand"><td class=section_margin><td><td class=section_plusmin id=secPlMn79 style="WIDTH: 28.5pt" vAlign=top align=right><td><td class=l2sectnumber vAlign=top>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<font color=#2bc9d3 size=2> 4.</FONT><td><td class=l2title id=secttitle79 style="TEXT-DECORATION: none"><font color=#2bc9d3 size=2>Secteur tertiaire</FONT><td></TR></TBODY></TABLE></div></SPAN></div><p><B> <div parsec="51"><SPAN class=secbundle id=79 fIsHidden="0"><div class=sectionbody><div id=Child_s79 style="DISPLAY: inline" parsec="79"><P id=p51 secprefix="4.4." sect="79">En&nbsp;1995,&nbsp;le&nbsp;secteur&nbsp;tertiaire occupait 41&nbsp;p.&nbsp;100 de la population active et contribuait pour 49&nbsp;p.&nbsp;100 à la formation du PIB.<SPAN class=breakfloat></SPAN></p></div><div id=Child_s79 style="DISPLAY: inline" parsec="79"><SPAN class=aligneverything></SPAN><P id=p52 secprefix="4.4." sect="79">La&nbsp;monnaie&nbsp;est&nbsp;le&nbsp;dirham, divisible en 100&nbsp;centimes&nbsp;; elle est émise par la banque Al-Maghrib (1959), banque centrale du Maroc. De nombreuses banques privées sont également installées dans le pays.<SPAN class=breakfloat></SPAN></p></div><div id=Child_s79 style="DISPLAY: inline" parsec="79"><SPAN class=aligneverything></SPAN><P id=p53 secprefix="4.4." sect="79">L'émigration&nbsp;marocaine et le tourisme permettent d'importantes rentrées en devises étrangères. Cependant, les menaces terroristes islamistes qui pèsent sur le Maghreb ont considérablement ralenti la venue des touristes au Maroc, et les recettes liées à ce secteur sont en régression (460&nbsp;millions de dollars en 1999).<SPAN class=breakfloat></SPAN></p></div><div id=Child_s79 style="DISPLAY: inline" parsec="79"><SPAN class=aligneverything></SPAN><P id=p54 secprefix="4.4." sect="79">Le&nbsp;pays&nbsp;dispose&nbsp;d'importants équipements portuaires à <SPAN>Casablanca</SPAN>, <SPAN>Agadir</SPAN>, <SPAN>Kenitra</SPAN>, <SPAN>Safi</SPAN> et <SPAN>Tanger</SPAN>. Au début des années 1990, le pays était équipé d'un réseau ferroviaire de 1&nbsp;890&nbsp;km et de 59&nbsp;198&nbsp;km de routes, dont 47&nbsp;p.&nbsp;100 étaient bitumées. Royal Air Maroc, la compagnie aérienne nationale, assure les liaisons intérieures et internationales. On compte 19&nbsp;aéroports au Maroc.<SPAN class=breakfloat></SPAN></p></div></div></SPAN></div><div parsec="51"><SPAN class=secbundle id=80 fIsHidden="0"><div id=s80 style="PADDING-BOTTOM: 8pt" SAFEONMOUSEover="DoOutlineExpanderMouseOver(secPlMn80, secttitle80,true);" SAFEONCLICK="ShowSection(this.parentNode, this.parentNode.fIsHidden.valueOf() == 1);" SAFEONMOUSEout="DoOutlineExpanderMouseOver(secPlMn80, secttitle80,false);"><table class=section_hdr cellSpacing=0 cellPadding=0 secprefix="4.5." secid="80"><TBODY><TR style="CURSOR: hand"><td class=section_margin><td><td class=section_plusmin id=secPlMn80 style="WIDTH: 28.5pt" vAlign=top align=right><td><td class=l2sectnumber vAlign=top>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<font color=#2bc9d3 size=2>5.</FONT><td><td class=l2title id=secttitle80 style="TEXT-DECORATION: none"><font color=#2bc9d3 size=2>Commerce extérieur</FONT><td></TR></TBODY></TABLE></div><div id=sectiontag style="DISPLAY: none"></div><div class=sectionbody><div id=Child_s80 style="DISPLAY: inline" parsec="80"><SPAN class=aligneverything></SPAN><P id=p55 secprefix="4.5." sect="80">Avec&nbsp;14,2&nbsp;milliards&nbsp;de dollars d'exportations et 8,78&nbsp;milliards de dollars d'importations, la balance commerciale du Maroc était déficitaire en 2003.<SPAN class=breakfloat></SPAN></p></div><div id=Child_s80 style="DISPLAY: inline" parsec="80"><SPAN class=aligneverything></SPAN><P id=p56 secprefix="4.5." sect="80">Le&nbsp;Maroc&nbsp;exporte&nbsp;essentiellement des phosphates et des produits dérivés, des agrumes, du blé, du poisson. Ses principaux partenaires commerciaux sont les pays de l'Union européenne (67,9&nbsp;p.&nbsp;100 des importations, 70,9&nbsp;p.&nbsp;100 des exportations, dont 30,4&nbsp;p.&nbsp;100 vers la France), les États-Unis (5,4&nbsp;p.&nbsp;100), les pays en voie de développement (22,8&nbsp;p.&nbsp;100 des importations, 18,9&nbsp;p.&nbsp;100 des exportations).</p></div></div></SPAN></div></B> Tue, 04 Sep 2007 17:51:05 +0200 HISTOIRE http://sisi98.hawablog.com <div parsec="59"><SPAN class=secbundle id=60 fIsHidden="0"><div id=s60 style="PADDING-BOTTOM: 8pt" SAFEONMOUSEover="DoOutlineExpanderMouseOver(secPlMn60, secttitle60,true);" SAFEONCLICK="ShowSection(this.parentNode, this.parentNode.fIsHidden.valueOf() == 1);" SAFEONMOUSEout="DoOutlineExpanderMouseOver(secPlMn60, secttitle60,false);"><table class=section_hdr cellSpacing=0 cellPadding=0 secprefix="5.1." secid="60"><TBODY><TR style="CURSOR: hand"><td class=section_margin><td><td class=section_plusmin id=secPlMn60 style="WIDTH: 28.5pt" vAlign=top align=right><td><td class=l2sectnumber vAlign=top>1.<td><td class=l2title id=secttitle60 style="TEXT-DECORATION: none">Les origines<td></TR></TBODY></TABLE></div><div id=sectiontag style="DISPLAY: none"></div><div class=sectionbody><div id=Child_s60 style="DISPLAY: inline" parsec="60"><SPAN class=aligneverything></SPAN><P id=p57 secprefix="5.1." sect="60">Le&nbsp;Maroc&nbsp;est&nbsp;riche&nbsp;en vestiges <SPAN>paléolithiques</SPAN> (galets aménagés, bifaces acheuléens, faciès moustériens), dont des pointes atériennes spécifiques de l’Afrique du Nord (jusqu’à moins 10&nbsp;000&nbsp;ans environ) et du Sahara.<SPAN class=breakfloat></SPAN></p></div><div id=Child_s60 style="DISPLAY: inline" parsec="60"><SPAN class=aligneverything></SPAN><P id=p58 secprefix="5.1." sect="60">Les&nbsp;populations&nbsp;qui&nbsp;s’installent peu après dans la région sont probablement originaires d’Europe et d’Asie, et donnent naissance aux ancêtres des <SPAN>Berbères</SPAN>. On sait peu de choses de ces peuples, dont la langue dite libyque est quasi indéchiffrable et présente des similitudes avec le <I>Tifinagh</I> des Touareg.<SPAN class=breakfloat></SPAN></p></div><div id=Child_s60 style="DISPLAY: inline" parsec="60"><SPAN class=aligneverything></SPAN><P id=p59 secprefix="5.1." sect="60">L’histoire&nbsp;du&nbsp;Maroc&nbsp;est d’abord celle d’établissements étrangers dans les zones littorales&nbsp;; les <SPAN>Phéniciens</SPAN> fondent des comptoirs de commerce sur la côte méditerranéenne d’Afrique du Nord au <SPAN style="FONT-VARIANT: small-caps">VII</SPAN><SUP>e</SUP>&nbsp;siècle av.&nbsp;J.-C. sur des sites portant des noms d’origine berbère et devenus de grands ports, tels Tingi (<SPAN>Tanger</SPAN>), <SPAN>Casablanca</SPAN> ou Russadir (<SPAN>Melilla</SPAN>). Bien que l’on attribue aux Carthaginois l’introduction du fer et la culture de la vigne, la civilisation phénicienne reste marginale, et son influence semble ne pas avoir beaucoup pénétré à l’intérieur des terres où des royaumes berbères sont fondés&nbsp;: celui de <SPAN>Maurétanie</SPAN>, apparu au <SPAN style="FONT-VARIANT: small-caps">IV</SPAN><SUP>e</SUP>&nbsp;siècle av.&nbsp;J.-C. dans le nord du Maroc, et celui des Masaesyles, à l’est.<SPAN class=breakfloat></SPAN></p></div></div></SPAN></div><div parsec="59"><SPAN class=secbundle id=61 fIsHidden="0"><div id=s61 style="PADDING-BOTTOM: 8pt" SAFEONMOUSEover="DoOutlineExpanderMouseOver(secPlMn61, secttitle61,true);" SAFEONCLICK="ShowSection(this.parentNode, this.parentNode.fIsHidden.valueOf() == 1);" SAFEONMOUSEout="DoOutlineExpanderMouseOver(secPlMn61, secttitle61,false);"><table class=section_hdr cellSpacing=0 cellPadding=0 secprefix="5.2." secid="61"><TBODY><TR style="CURSOR: hand"><td class=section_margin><td><td class=section_plusmin id=secPlMn61 style="WIDTH: 28.5pt" vAlign=top align=right><td><td class=l2sectnumber vAlign=top>2.<td><td class=l2title id=secttitle61 style="TEXT-DECORATION: none">Rome et Byzance<td></TR></TBODY></TABLE></div><div id=sectiontag style="DISPLAY: none"></div><div class=sectionbody><div id=Child_s61 style="DISPLAY: inline" parsec="61"><P id=p60 secprefix="5.2." sect="61">La&nbsp;conquête&nbsp;de&nbsp;<SPAN>Carthage</SPAN> par l’<SPAN>Empire romain</SPAN> au <SPAN style="FONT-VARIANT: small-caps">II</SPAN><SUP>e</SUP>&nbsp;siècle av.&nbsp;J.-C. assure aux Romains la domination de tout le littoral africain baigné par la Méditerranée jusqu’au <SPAN>détroit de Gibraltar</SPAN>.<SPAN class=breakfloat></SPAN></p></div><div id=Child_s61 style="DISPLAY: inline" parsec="61"><SPAN class=aligneverything></SPAN><P id=p61 secprefix="5.2." sect="61">De&nbsp;cette&nbsp;époque&nbsp;date&nbsp;pratiquement le partage territorial du <SPAN>Maghreb</SPAN> entre ce qui, plus tard, allait devenir le Maroc et l’<SPAN>Algérie</SPAN>. Les Romains s’allient avec Bocchus, le roi berbère qui règne sur toute la région à l’ouest de la Moulouya, pour briser la résistance de son gendre Jugurtha, qui domine l’Algérie. <SPAN>Jugurtha</SPAN> est vaincu définitivement en 105&nbsp;av.&nbsp;J.-C. Durant la période romaine, la région est mise en valeur&nbsp;: des routes sont construites, des villes, telle Volubilis, sont fondées. L’agriculture se développe, tandis que le commerce prospère.<SPAN class=breakfloat></SPAN></p></div><div id=Child_s61 style="DISPLAY: inline" parsec="61"><SPAN class=aligneverything></SPAN><P id=p62 secprefix="5.2." sect="61">De&nbsp;25&nbsp;à&nbsp;23&nbsp;av.&nbsp;J.-C., Juba&nbsp;II, un souverain berbère, administre la <SPAN>Maurétanie</SPAN> (Algérie, Maroc). Vers 42&nbsp;apr.&nbsp;J.-C., l’empereur <SPAN>Claude Ier</SPAN> annexe l’ensemble de la Maurétanie à l’Empire romain&nbsp;; elle est divisée en deux provinces, séparées par la Moulouya&nbsp;: la Maurétanie Tingitane (de Tanger), correspondant au Maroc actuel, et que dirige le fils de Juba, Ptolémée, et la Maurétanie Césarienne (l’Algérie). Les Romains, qui ne contrôlent véritablement que la partie septentrionale du pays (Volubilis) en raison de l’hostilité des montagnards berbères, se replient sur la région de Tanger, qui est rattachée, sous le règne de <SPAN>Dioclétien</SPAN>, à l’Espagne méridionale (285).<SPAN class=breakfloat></SPAN></p></div><div id=Child_s61 style="DISPLAY: inline" parsec="61"><SPAN class=aligneverything></SPAN><P id=p63 secprefix="5.2." sect="61">En&nbsp;429,&nbsp;le&nbsp;Maroc&nbsp;subit l’invasion des <SPAN>Vandales</SPAN>, qui se fondent dans les populations locales. Le général byzantin <SPAN>Bélisaire</SPAN> reprend la région en 533 et y impose les lois de l’<SPAN>Empire byzantin</SPAN>. Néanmoins, cette reconquête est limitée dans l’espace, seul le Nord est solidement tenu.<SPAN class=breakfloat></SPAN></p></div></div></SPAN></div><div parsec="59"><SPAN class=secbundle id=62 fIsHidden="0"><div id=s62 style="PADDING-BOTTOM: 8pt" SAFEONMOUSEover="DoOutlineExpanderMouseOver(secPlMn62, secttitle62,true);" SAFEONCLICK="ShowSection(this.parentNode, this.parentNode.fIsHidden.valueOf() == 1);" SAFEONMOUSEout="DoOutlineExpanderMouseOver(secPlMn62, secttitle62,false);"><table class=section_hdr cellSpacing=0 cellPadding=0 secprefix="5.3." secid="62"><TBODY><TR style="CURSOR: hand"><td class=section_margin><td><td class=section_plusmin id=secPlMn62 style="WIDTH: 28.5pt" vAlign=top align=right><td><td class=l2sectnumber vAlign=top>3.<td><td class=l2title id=secttitle62 style="TEXT-DECORATION: none">La conquête arabe<td></TR></TBODY></TABLE></div><div id=sectiontag style="DISPLAY: none"></div><div class=sectionbody><div id=Child_s62 style="DISPLAY: inline" parsec="62"><SPAN class=aligneverything></SPAN><P id=p64 secprefix="5.3." sect="62">Après&nbsp;la&nbsp;conversion&nbsp;de l’empereur <SPAN>Constantin Ier le Grand</SPAN>, au <SPAN style="FONT-VARIANT: small-caps">IV</SPAN><SUP>e</SUP>&nbsp;siècle, le <SPAN>christianisme</SPAN> s’est développé dans les régions romanisées, c’est-à-dire essentiellement les villes et les plaines côtières. Cependant, ces régions qui supportent mal l’omnipotence des fonctionnaires de l’Empire et l’extrême centralisation du système, vont faire bon accueil aux idées d’indépendance financière et commerciale apportées par l’<SPAN>islam</SPAN>.<SPAN class=breakfloat></SPAN></p></div><div id=Child_s62 style="DISPLAY: inline" parsec="62"><SPAN class=aligneverything></SPAN><P id=p65 secprefix="5.3." sect="62">Il&nbsp;semble&nbsp;que,&nbsp;dans&nbsp;leur offensive contre les Byzantins, les troupes arabo-musulmanes conduites par Oqba ibn&nbsp;Nafi atteignent l’Atlantique dès 681. Mais les tribus <SPAN>berbères</SPAN> montagnardes (confédération des <I>Masmouda,</I> établis dans le Haut-Atlas occidental, l’Anti-Atlas, le Rif et les plaines atlantiques, des <I>Sanhadja,</I> du Moyen-Atlas, et des <I>Zenata,</I> du Maroc oriental), qui n’ont pas plus accepté la domination de Byzance que celle de Rome, les obligent à se replier.<SPAN class=breakfloat></SPAN></p></div><div id=Child_s62 style="DISPLAY: inline" parsec="62"><SPAN class=aligneverything></SPAN><P id=p66 secprefix="5.3." sect="62">La&nbsp;véritable&nbsp;conquête commence une vingtaine d’années plus tard, entre 705 et 707, sous la direction de Musa ibn Nu&#351;ayr qui sait habilement jouer des clivages entre tribus berbères. Prônant l’égalité entre tous les croyants, les tenants de la nouvelle religion manquent de cadres administratifs&nbsp;; ils les trouvent souvent chez les «&nbsp;mawalis&nbsp;» (affranchis, clients), lettrés chrétiens et juifs autochtones, des Berbères pratiquant le judaïsme, dont beaucoup finissent par se convertir, échappant ainsi à l’imposition qui touche les «&nbsp;dhimmis&nbsp;» —&nbsp;les gens du Livre, chrétiens et juifs, protégés par l’islam, mais soumis à des taxes pour compenser l’interdiction qui leur était faite de porter les armes. L’implantation arabe est cependant longue et difficile.<SPAN class=breakfloat></SPAN></p></div><div id=Child_s62 style="DISPLAY: inline" parsec="62"><SPAN class=aligneverything></SPAN><P id=p67 secprefix="5.3." sect="62">Plusieurs&nbsp;dynasties&nbsp;musulmanes, se référant pour des raisons religieuses et de prestige à une origine arabe, règnent alors sur le pays. Pourtant, la résistance à l’islamisation et à la domination arabe est vive dans certaines régions berbères. Elle prend notamment la forme du kharijisme, un mouvement musulman contestataire et égalitaire s’appuyant sur une stricte lecture du Coran et récusant le mode de succession du <SPAN>califat</SPAN>, qui privilégie l’appartenance à la lignée du Prophète ou à celle des premiers compagnons <I>(Ansars).</I> En 742, une révolte ébranle les montagnes marocaines. Dans le Tafilalet (région actuelle d’Erfoud, dans le Sud-Est), un royaume kharijite subsiste longtemps avec pour capitale Sijilmassa, comptoir commercial au croisement des routes d’échanges entre les empires de l’Afrique noire —&nbsp;<SPAN>Ghana</SPAN> puis <SPAN>Mali</SPAN>&nbsp;— et le monde musulman.<SPAN class=breakfloat></SPAN></p></div><div id=Child_s62 style="DISPLAY: inline" parsec="62"><SPAN class=aligneverything></SPAN><P id=p68 secprefix="5.3." sect="62">En&nbsp;788,&nbsp;Idris&nbsp;I<SUP>er</SUP>,&nbsp;descendant d’<SPAN>Ali</SPAN>, gendre du Prophète, qui a fui l’Arabie, fonde la dynastie des <SPAN>Idrissides</SPAN>. C’est de cette époque que date la fondation de la ville de <SPAN>Fès</SPAN>, qui devient un important centre religieux et intellectuel sous le règne d’Idris&nbsp;II. À sa mort en 828, le royaume idrisside entre dans une période de déclin. Alors que l’Est subit les raids des nomades, les Fatimides chiites d’Égypte et les <SPAN>Omeyades</SPAN> de Cordoue, profitant des divisions internes qui affaiblissent la dynastie, rivalisent pour étendre leur domination sur le Maroc. Les Fatimides portent le coup fatal à la dynastie idrisside en 917&nbsp;; le redressement se produit depuis le Sahara.<SPAN class=breakfloat></SPAN></p></div></div></SPAN></div><div parsec="59"><SPAN class=secbundle id=63 fIsHidden="0"><div id=s63 style="PADDING-BOTTOM: 8pt" SAFEONMOUSEover="DoOutlineExpanderMouseOver(secPlMn63, secttitle63,true);" SAFEONCLICK="ShowSection(this.parentNode, this.parentNode.fIsHidden.valueOf() == 1);" SAFEONMOUSEout="DoOutlineExpanderMouseOver(secPlMn63, secttitle63,false);"><table class=section_hdr cellSpacing=0 cellPadding=0 secprefix="5.4." secid="63"><TBODY><TR style="CURSOR: hand"><td class=section_margin><td><td class=section_plusmin id=secPlMn63 style="WIDTH: 28.5pt" vAlign=top align=right><td><td class=l2sectnumber vAlign=top>4.<td><td class=l2title id=secttitle63 style="TEXT-DECORATION: none">Les premières dynasties berbères<td></TR></TBODY></TABLE></div><div id=sectiontag style="DISPLAY: none"></div><div class=sectionbody><div id=Child_s63 style="DISPLAY: inline" parsec="63"><SPAN class=aligneverything></SPAN><P id=p69 secprefix="5.4." sect="63">Les&nbsp;<SPAN>Almoravides</SPAN>&nbsp;(de&nbsp;l’arabe <I>al-Murabitun</I>&nbsp;; le <I>murabit</I> est celui qui pratique la défense de l’islam par les armes et mène une vie pieuse, les <I>ribat</I> sont des couvents fortifiés installés sur la ligne de front entre l’islam et les non-musulmans), guerriers rigoristes de l’islam, dont le mouvement est né dans le sud de la <SPAN>Mauritanie</SPAN> actuelle parmi les nomades Sanhadja, vont dominer la région à partir de 1062, date à laquelle ils fondent <SPAN>Marrakech</SPAN>, au carrefour des routes commerciales entre le monde arabe et le Sahara. Leur expansion se fait à la fois en direction de l’Espagne musulmane, où ils ont été appelés par une des factions musulmanes au pouvoir, et de l’Afrique noire. En 1086, ils battent, à Zellaca, le roi Alphonse&nbsp;IV. Au sud, ils emportent, en 1077, une victoire décisive sur l’<SPAN>empire du Ghana</SPAN>, prenant ainsi le contrôle du commerce de l’or.<SPAN class=breakfloat></SPAN></p></div><div id=Child_s63 style="DISPLAY: inline" parsec="63"><SPAN class=aligneverything></SPAN><P id=p70 secprefix="5.4." sect="63">Au&nbsp;début&nbsp;du&nbsp;<SPAN style="FONT-VARIANT: small-caps">XII</SPAN><SUP>e</SUP>&nbsp;siècle, l’empire almoravide comprend l’Espagne musulmane, le Maghreb occidental et central ainsi que le Sahara. Mais un nouveau mouvement réformateur, lancé par <SPAN>Ibn Tumart</SPAN> dans la première moitié du <SPAN style="FONT-VARIANT: small-caps">XII</SPAN><SUP>e</SUP>&nbsp;siècle, se dresse contre eux. Ce dernier lutte contre toute déviation et prêche l’unicité de Dieu. La venue au pouvoir de ses disciples, les <SPAN>Almohades</SPAN> (de l’arabe <I>al-muwahhidun,</I> les Unitaires) en 1147, marque le triomphe des Berbères sédentaires de l’Anti-Atlas sous l’égide d’Abd al-Moumin (1130-1163). À l’apogée de leur puissance, les Almohades exercent leur autorité sur l’actuelle <SPAN>Algérie</SPAN>, la <SPAN>Tunisie</SPAN>, la <SPAN>Libye</SPAN>, ainsi que sur une partie du <SPAN>Portugal</SPAN> et de l’<SPAN>Espagne</SPAN>. Le Maghreb musulman en profite pour se libérer également de la tutelle de l’Orient.<SPAN class=breakfloat></SPAN></p></div><div id=Child_s63 style="DISPLAY: inline" parsec="63"><SPAN class=aligneverything></SPAN><P id=p71 secprefix="5.4." sect="63">En&nbsp;1212,&nbsp;la&nbsp;bataille&nbsp;de Las&nbsp;Navas de Tolosa, sur le sol espagnol, au cours de laquelle les armées chrétiennes vainquent les troupes musulmanes, marque le début du déclin des Almohades et de l’Espagne musulmane. Les Beni Merin, des Berbères arabisés qui ont été poussés vers le sud du Maroc par les invasions arabes, en profitent pour se soulever. En 1269, les <SPAN>Mérinides</SPAN> parviennent à s’imposer sur le trône&nbsp;; ils fixent leur capitale à Fès, qu’ils font doubler par une nouvelle cité, Fès el-Djedid (Fès-la-Neuve). Les Mérinides ne peuvent cependant maintenir l’empire maghrébin des Almohades. Ils perdent le contrôle des routes sahariennes et s’engagent dans de coûteuses opérations militaires dans la péninsule Ibérique, luttant contre l’avancée des princes chrétiens ou prenant parti dans les conflits entre princes musulmans. La <SPAN>Reconquista</SPAN> («&nbsp;reconquête&nbsp;») gagne bientôt le territoire marocain lui-même. Espagnols et Portugais se partagent les côtes en zones d’influence&nbsp;: les rivages méditerranéens reviennent à l’Espagne, et le littoral atlantique échoit au Portugal. En 1415, le port de <SPAN>Ceuta</SPAN> est pris aux musulmans andalous par les Portugais&nbsp;; <SPAN>Melilla</SPAN> tombe aux mains des Espagnols en 1497.<SPAN class=breakfloat></SPAN></p></div></div></SPAN></div><div parsec="59"><SPAN class=secbundle id=64 fIsHidden="0"><div id=s64 style="PADDING-BOTTOM: 8pt" SAFEONMOUSEover="DoOutlineExpanderMouseOver(secPlMn64, secttitle64,true);" SAFEONCLICK="ShowSection(this.parentNode, this.parentNode.fIsHidden.valueOf() == 1);" SAFEONMOUSEout="DoOutlineExpanderMouseOver(secPlMn64, secttitle64,false);"><table class=section_hdr cellSpacing=0 cellPadding=0 secprefix="5.5." secid="64"><TBODY><TR style="CURSOR: hand"><td class=section_margin><td><td class=section_plusmin id=secPlMn64 style="WIDTH: 28.5pt" vAlign=top align=right><td><td class=l2sectnumber vAlign=top>5.<td><td class=l2title id=secttitle64 style="TEXT-DECORATION: none">Les dynasties chérifiennes<td></TR></TBODY></TABLE></div><div id=sectiontag style="DISPLAY: none"></div><div class=sectionbody><div id=Child_s64 style="DISPLAY: inline" parsec="64"><SPAN class=aligneverything></SPAN><P id=p72 secprefix="5.5." sect="64">La&nbsp;progression&nbsp;des&nbsp;Européens provoque le sursaut des Beni Saad (ou Saadiens). Se réclamant de la lignée du Prophète, ces chérifs, ou chorfas (titre donné par les musulmans aux descendants de <SPAN>Mahomet</SPAN> par Ali et Fatima), sont établis au sud, dans la vallée du Sous, autour de Taroudant. Ils mènent la guerre sainte (<I>voir </I><SPAN>Djihad</SPAN>) contre les Portugais, qu’ils chassent d’<SPAN>Agadir</SPAN> en 1541, puis de <SPAN>Safi</SPAN>. Ils s’attaquent ensuite aux successeurs des Mérinides, les Wattassides. En 1549, ils s’emparent de <SPAN>Fès</SPAN>. Les Wattassides demandent l’aide des Turcs présents en Algérie, mais les Saadiens se rendent maîtres du pays en 1554.<SPAN class=breakfloat></SPAN></p></div><div id=Child_s64 style="DISPLAY: inline" parsec="64"><SPAN class=aligneverything></SPAN><P id=p73 secprefix="5.5." sect="64">Prudents,&nbsp;les&nbsp;sultans saadiens adoptent une politique d’équilibre entre les Turcs <SPAN>ottomans</SPAN> et les Occidentaux. En 1591, les Saadiens, souhaitant obtenir les mines de sel du <SPAN>Sahara</SPAN> et l’or du <SPAN>Soudan</SPAN>, lancent une expédition à travers le désert contre l’<SPAN>Empire songhaï</SPAN>, établi dans la vallée du Niger. Le sultan Ahmad al-Mansur n’en retire pas l’argent espéré, mais, par la suite, les nationalistes marocains vont s’appuyer sur cette conquête pour revendiquer toute la région comprise entre le Maroc et les rives septentrionales du <SPAN>Niger</SPAN> (Nord-Mali) et du <SPAN>Sénégal</SPAN> (Mauritanie). Le pays bénéficie de l’immigration de près d’un million de morisques (<I>voir </I><SPAN>Maures</SPAN>) et de <SPAN>juifs</SPAN> expulsés d’Espagne après 1492. Le Maroc saadien est unifié et relativement prospère&nbsp;; l’architecture et les arts marocains connaissent un essor notable à cette époque.<SPAN class=breakfloat></SPAN></p></div><div id=Child_s64 style="DISPLAY: inline" parsec="64"><SPAN class=aligneverything></SPAN><P id=p74 secprefix="5.5." sect="64">Peu&nbsp;après&nbsp;l’arrivée&nbsp;des premiers Saadiens d’Arabie, des immigrants se réclamant de la descendance d’<SPAN>Hassan</SPAN>, l’un des deux fils d’Ali, se sont installés dans le Tafilalet, aux portes du désert. Utilisant le prestige que leur accorde cette ascendance alaouite, ils s’appuient sur le désir d’indépendance des habitants de la région pour se poser en prétendants au trône. En 1664, Moulay Rachid fonde la dynastie <SPAN>alaouite</SPAN>, qui règne encore de nos jours sur le Maroc.<SPAN class=breakfloat></SPAN></p></div><div id=Child_s64 style="DISPLAY: inline" parsec="64"><SPAN class=aligneverything></SPAN><P id=p75 secprefix="5.5." sect="64">La&nbsp;dynastie&nbsp;connaît&nbsp;son apogée sous <SPAN>Moulay Ismaïl</SPAN> (1672-1727), le bâtisseur de <SPAN>Meknès</SPAN>. Il s’engage dans la reconquête du pays sur les chrétiens (Espagnols et Portugais occupant des ports) et mène la lutte contre les Ottomans. Son règne est suivi d’une longue période de rivalités familiales, ponctuées de brefs interludes de paix et de prospérité relatives.<SPAN class=breakfloat></SPAN></p></div><div id=Child_s64 style="DISPLAY: inline" parsec="64"><SPAN class=aligneverything></SPAN><P id=p76 secprefix="5.5." sect="64">À&nbsp;la&nbsp;fin&nbsp;du&nbsp;<SPAN style="FONT-VARIANT: small-caps">XVIII</SPAN><SUP>e</SUP>&nbsp;siècle, seul le tiers septentrional du Maroc reste sous l’administration du sultan&nbsp;: c’est le <I>Bled el-Maghzen,</I> pays soumis à l’impôt, donc à l’autorité chérifienne, tandis que le reste du pays se trouve en situation de quasi-insoumission (<I>Bled el-Siba,</I> «&nbsp;pays de la dissidence&nbsp;»).<SPAN class=breakfloat></SPAN></p></div></div></SPAN></div><div parsec="59"><SPAN class=secbundle id=65 fIsHidden="0"><div id=s65 style="PADDING-BOTTOM: 8pt" SAFEONMOUSEover="DoOutlineExpanderMouseOver(secPlMn65, secttitle65,true);" SAFEONCLICK="ShowSection(this.parentNode, this.parentNode.fIsHidden.valueOf() == 1);" SAFEONMOUSEout="DoOutlineExpanderMouseOver(secPlMn65, secttitle65,false);"><table class=section_hdr cellSpacing=0 cellPadding=0 secprefix="5.6." secid="65"><TBODY><TR style="CURSOR: hand"><td class=section_margin><td><td class=section_plusmin id=secPlMn65 style="WIDTH: 28.5pt" vAlign=top align=right><td><td class=l2sectnumber vAlign=top>6.<td><td class=l2title id=secttitle65 style="TEXT-DECORATION: none">L’intrusion européenne<td></TR></TBODY></TABLE></div><div id=sectiontag style="DISPLAY: none"></div><div class=sectionbody><div id=Child_s65 style="DISPLAY: inline" parsec="65"><P id=p77 secprefix="5.6." sect="65">Les&nbsp;puissances&nbsp;européennes, qui luttent en Méditerranée contre les <SPAN>Ottomans</SPAN> et les pirates des <SPAN>États barbaresques</SPAN>, profitent de l’affaiblissement du royaume chérifien pour signer des traités commerciaux à leur avantage&nbsp;: la France, en 1767, et le Royaume-Uni, en 1792, obtiennent le libre passage du <SPAN>détroit de Gibraltar</SPAN> et la liberté de commerce. L’occupation française d’<SPAN>Alger</SPAN>, en 1830, provoque une réaction nationaliste au Maroc voisin. Le sultan Abd al-Rahman apporte son soutien à l’émir <SPAN>Abd el-Kader</SPAN>, qui dirige la résistance depuis l’Oranie. En tentant de reprendre Ceuta et Melilla, les Marocains déclenchent en retour une expédition espagnole qui s’empare de Tétouan, en 1860. L’affaiblissement du Maroc, contraint par ailleurs de payer d’importants dommages de guerre, attise les rivalités européennes.<SPAN class=breakfloat></SPAN></p></div><div id=Child_s65 style="DISPLAY: inline" parsec="65"><SPAN class=aligneverything></SPAN><P id=p78 secprefix="5.6." sect="65">Entre&nbsp;1900&nbsp;et&nbsp;1903,&nbsp;la France occupe les confins marocains. En 1904, la France, la Grande-Bretagne et l’Espagne concluent des accords qui préparent un partage du Maroc. L’Espagne étend son influence sur le <SPAN>Rif</SPAN>, dans l’arrière-pays de Ceuta et de Melilla&nbsp;; l’Angleterre renonce à ses visées sur le reste du pays au bénéfice de la France, en contrepartie de l’abandon de celles de la France sur l’Égypte. Mais l’Allemagne, se sentant lésée dans ce partage colonial, décide d’intervenir. Le 31&nbsp;mars 1905, le kaiser <SPAN>Guillaume II</SPAN> rend visite au sultan à Tanger, lui affirmant sa volonté de soutenir l’indépendance marocaine. La tension entre la France et l’Allemagne est portée à son comble. L’année suivante, la conférence d’<SPAN>Algésiras</SPAN> place le pays sous contrôle international, et en 1909, Français et Allemands s’entendent pour signer une convention de partage économique du Maroc. Pourtant, en 1911, éclate une nouvelle crise, l’<SPAN>incident d’Agadir</SPAN>. Le sultan Moulay Hafiz, assiégé dans Fès par des tribus berbères révoltées, a fait appel à la France. L’Allemagne, opposée à une intervention française, dépêche immédiatement une canonnière dans le port d’Agadir. La crise trouve rapidement une solution politique&nbsp;: en échange d’une partie du territoire du <SPAN>Congo</SPAN> français frontalière du Cameroun, alors possession allemande, l’Allemagne abandonne ses prétentions au Maroc, laissant désormais le champ libre à la France.<SPAN class=breakfloat></SPAN></p></div></div></SPAN></div><div parsec="59"><SPAN class=secbundle id=66 fIsHidden="0"><div id=s66 style="PADDING-BOTTOM: 8pt" SAFEONMOUSEover="DoOutlineExpanderMouseOver(secPlMn66, secttitle66,true);" SAFEONCLICK="ShowSection(this.parentNode, this.parentNode.fIsHidden.valueOf() == 1);" SAFEONMOUSEout="DoOutlineExpanderMouseOver(secPlMn66, secttitle66,false);"><table class=section_hdr cellSpacing=0 cellPadding=0 secprefix="5.7." secid="66"><TBODY><TR style="CURSOR: hand"><td class=section_margin><td><td class=section_plusmin id=secPlMn66 style="WIDTH: 28.5pt" vAlign=top align=right><td><td class=l2sectnumber vAlign=top>7.<td><td class=l2title id=secttitle66 style="TEXT-DECORATION: none">Le protectorat français<td></TR></TBODY></TABLE></div><div id=sectiontag style="DISPLAY: none"></div><div class=sectionbody><div id=Child_s66 style="DISPLAY: inline" parsec="66"><P id=p79 secprefix="5.7." sect="66">Le&nbsp;30&nbsp;mars&nbsp;1912,&nbsp;le&nbsp;sultan reconnaît le protectorat français. L’Espagne obtient pour sa part le contrôle de la région du Rif et de l’<SPAN>enclave d’Ifni</SPAN>. Contre ce nouvel état de fait, des émeutes éclatent en différents points du pays. Moulay Hafiz abdique en faveur de son frère Moulay Youssef, et la pacification du pays débute sous la conduite du général <SPAN>Lyautey</SPAN>. Marrakech est occupée en septembre 1912, et Agadir l’année suivante. Jusqu’en 1925, Lyautey, nommé résident général, s’efforce de mener une politique respectueuse envers les habitants du Maroc, pays qu’il s’attache à valoriser en développant ses infrastructures (routes, voies ferrées, ports).<SPAN class=breakfloat></SPAN></p></div><div id=Child_s66 style="DISPLAY: inline" parsec="66"><div id=a101504189 style="CLEAR: both; Z-INDEX: 1; FLOAT: left; TEXT-ALIGN: left; relative: " secprefix="5.7." SAFEONMOUSEleave="onCaptionFly3('MediaItemCaption101504189',false,'right');" SAFEONMOUSEenter="onCaptionFly3('MediaItemCaption101504189',true,'right');" mediasubtype="" mediatype="timeevent" refid="101504189" containertype="media"></div></div><div id=Child_s66 style="DISPLAY: inline" parsec="66"><SPAN class=aligneverything></SPAN><P id=p80 secprefix="5.7." sect="66">Mais&nbsp;le&nbsp;Rif&nbsp;est&nbsp;ébranlé, de 1921 à 1926, par la révolte d’<SPAN>Abd el-Krim</SPAN>. La longue guerre du Rif ne peut être matée que par une alliance militaire franco-espagnole dirigée par le maréchal <SPAN>Pétain</SPAN>, à la tête d’une force de près de 100&nbsp;000&nbsp;hommes&nbsp;; le Haut-Atlas n’est soumis officiellement qu’en 1934. La vallée du Draa et les oasis du sud restent encore longtemps en état de dissidence larvée&nbsp;: on estime qu’entre 1921 et 1934 la conquête du Maroc coûte la vie de 27&nbsp;000&nbsp;hommes à la France (métropolitains et troupes africaines). </p><div parsec="59"><SPAN class=secbundle id=66 fIsHidden="0"><div class=sectionbody><div id=Child_s66 style="DISPLAY: inline" parsec="66"><P id=p81 secprefix="5.7." sect="66">En&nbsp;1930,&nbsp;la&nbsp;France,&nbsp;qui souhaite mettre en place une administration plus directe, à l’image de celle qui existe en Algérie, tente de désarmer les Berbères en publiant le «&nbsp;dahir berbère&nbsp;», manifeste qui reconnaît leur spécificité (langue, lois coutumières) par rapport à l’administration arabe. Ce texte entraîne la première réaction nationaliste des milieux arabisés, qui accusent la France de vouloir diviser le pays pour mieux asseoir son autorité. C’est d’ailleurs à la même époque que se constitue le Comité d’action marocaine, le premier parti politique réclamant la fin de l’administration directe.<SPAN class=breakfloat></SPAN></p></div></div></SPAN></div><div parsec="59"><SPAN class=secbundle id=67 fIsHidden="0"><div id=s67 style="PADDING-BOTTOM: 8pt" SAFEONMOUSEover="DoOutlineExpanderMouseOver(secPlMn67, secttitle67,true);" SAFEONCLICK="ShowSection(this.parentNode, this.parentNode.fIsHidden.valueOf() == 1);" SAFEONMOUSEout="DoOutlineExpanderMouseOver(secPlMn67, secttitle67,false);"><table class=section_hdr cellSpacing=0 cellPadding=0 secprefix="5.8." secid="67"><TBODY><TR style="CURSOR: hand"><td class=section_margin><td><td class=section_plusmin id=secPlMn67 style="WIDTH: 28.5pt" vAlign=top align=right><td><td class=l2sectnumber vAlign=top>8.<td><td class=l2title id=secttitle67 style="TEXT-DECORATION: none">La lutte pour l'indépendance<td></TR></TBODY></TABLE></div><div id=sectiontag style="DISPLAY: none"></div><div class=sectionbody><div id=Child_s67 style="DISPLAY: inline" parsec="67"><SPAN class=aligneverything></SPAN><P id=p82 secprefix="5.8." sect="67">La&nbsp;défaite&nbsp;française&nbsp;de 1940 renforce les espoirs des nationalistes. La figure principale du <SPAN>nationalisme</SPAN> marocain, Allal al-Fasi, va donner ses fondements idéologiques au parti de l’Indépendance, l’Istiqlal, branche dissidente du Comité d’action marocaine, fondé en 1943 avec Ahmed Balafrej.<SPAN class=breakfloat></SPAN></p></div><div id=Child_s67 style="DISPLAY: inline" parsec="67"><SPAN class=aligneverything></SPAN><P id=p83 secprefix="5.8." sect="67">Un&nbsp;an&nbsp;auparavant,&nbsp;en&nbsp;novembre 1942, les troupes américaines ont débarqué au Maroc&nbsp;; le pays devient alors une base stratégique pour les Alliés jusqu’à la fin de la <SPAN>Seconde Guerre mondiale</SPAN>, et les troupes marocaines, intégrées à l’armée française, participent aux opérations de la fin du conflit (campagnes d’Italie, de France, d’Allemagne).<SPAN class=breakfloat></SPAN></p></div><div id=Child_s67 style="DISPLAY: inline" parsec="67"><SPAN class=aligneverything></SPAN><P id=p84 secprefix="5.8." sect="67">À&nbsp;l’issue&nbsp;de&nbsp;la&nbsp;Seconde Guerre mondiale, la poussée nationaliste se fait plus pressante. Le sultan Mohammed Ben Youssef profite de la célébration du vingt-cinquième anniversaire de son accession au trône pour revendiquer l’indépendance du Maroc. Il manifeste sa volonté de résistance en refusant de signer un certain nombre de dahirs (textes de loi) alors que le poids de l’administration, placée sous l’autorité du général Juin, se fait de plus en plus sentir. Les autorités françaises, en accord avec Hadj Thami el Glaoui, beau-frère du sultan et pacha de Marrakech, considéré comme l’un des plus puissants «&nbsp;féodaux&nbsp;» de l’époque, organisent, à l’issue d’un complot fomenté à Marrakech, un semblant de rébellion qui conduit à la destitution du sultan en août 1953. Celui-ci, exilé, est remplacé à ce poste par une personnalité sans relief et âgée, Ibn Arafa. L’activisme nationaliste des «&nbsp;autorités&nbsp;» en place se double alors de celui de nouvelles formations, au premier rang desquelles l’Istiqlal. Cependant, la France, qui est engagée dans la <SPAN>guerre d’Algérie</SPAN>, doit également faire face à la révolte nationaliste en <SPAN>Tunisie</SPAN> et sort à peine de la <SPAN>guerre en Indochine</SPAN>. Elle décide alors de s’orienter vers une solution politique&nbsp;: le sultan, dont l’exil n’a fait que conforter la légitimité et grandir le prestige international, est rappelé au Maroc. Revenu dans son pays, il est reçu et acclamé par une foule de plus d’un million et demi de personnes. Le gouvernement d’<SPAN>Edgar Faure</SPAN> négocie les modalités de la déclaration de La-Celle-Saint-Cloud (novembre 1955), qui débouche sur l’indépendance du pays le 3&nbsp;mars 1956&nbsp;; Madrid reconnaît celle du Maroc espagnol le 7&nbsp;avril&nbsp;; Ceuta, Melilla et Ifni demeurent cependant des enclaves espagnoles. Le statut international de Tanger, institué en 1923, est aboli le 21&nbsp;octobre. En août 1957, le sultan, jouissant d’une immense popularité, est proclamé roi du Maroc, sous le nom de Mohammed&nbsp;V.<SPAN class=breakfloat></SPAN></p></div></div></SPAN></div><div parsec="59"><SPAN class=secbundle id=68 fIsHidden="0"><div id=s68 style="PADDING-BOTTOM: 8pt" SAFEONMOUSEover="DoOutlineExpanderMouseOver(secPlMn68, secttitle68,true);" SAFEONCLICK="ShowSection(this.parentNode, this.parentNode.fIsHidden.valueOf() == 1);" SAFEONMOUSEout="DoOutlineExpanderMouseOver(secPlMn68, secttitle68,false);"><table class=section_hdr cellSpacing=0 cellPadding=0 secprefix="5.9." secid="68"><TBODY><TR style="CURSOR: hand"><td class=section_margin><td><td class=section_plusmin id=secPlMn68 style="WIDTH: 28.5pt" vAlign=top align=right><td><td class=l2sectnumber vAlign=top>9.<td><td class=l2title id=secttitle68 style="TEXT-DECORATION: none">L’unification et les débuts du conflit au Sahara-Occidental<td></TR></TBODY></TABLE></div><div id=sectiontag style="DISPLAY: none"></div><div class=sectionbody><div id=Child_s68 style="DISPLAY: inline" parsec="68"><SPAN class=aligneverything></SPAN><P id=p85 secprefix="5.9." sect="68">Malgré&nbsp;la&nbsp;pression&nbsp;des nationalistes, Mohammed&nbsp;V accepte l’indépendance d’un pays amputé des enclaves espagnoles et ne comprenant pas les territoires que les nationalistes, au nom de l’histoire, estiment marocains&nbsp;: tout le Sahara jusqu’au Niger et au Sénégal, autrement dit, la région de Tindouf, qui fait partie de l’Algérie française, le nord de l’actuel Mali jusqu’à Tombouctou, la Mauritanie et le Sahara espagnol. Le roi n’y renonce pas définitivement mais considère que l’indépendance immédiate est préférable.<SPAN class=breakfloat></SPAN></p></div><div id=Child_s68 style="DISPLAY: inline" parsec="68"><SPAN class=aligneverything></SPAN><P id=p86 secprefix="5.9." sect="68">L’Istiqlal&nbsp;crée,&nbsp;dans le Sud, une armée de libération marocaine comprenant des Mauritaniens et des Sahraouis, membres de tribus nomadisant à travers ces territoires et partisans d’un «&nbsp;Grand Maroc&nbsp;». Cette armée irrégulière envahit le nord de la Mauritanie en 1960, au moment de son indépendance, puis, en janvier 1969, contraint les Espagnols à évacuer l’<SPAN>enclave d’Ifni</SPAN>. Mais cette armée est devenue incontrôlable et est dissoute par le roi, ce qui suscite un vif mécontentement parmi ses membres sahraouis, dont le territoire est toujours occupé par l’Espagne&nbsp;: ils deviennent les premiers cadres du Front populaire pour la libération de la Saguia el-Hamra et du Rio de Oro (<SPAN>front Polisario</SPAN>), qui mène la lutte pour l’indépendance du Sahara espagnol, mais hors de l’État marocain.<SPAN class=breakfloat></SPAN></p></div><div id=Child_s68 style="DISPLAY: inline" parsec="68"><SPAN class=aligneverything></SPAN><P id=p87 secprefix="5.9." sect="68">Le&nbsp;contentieux&nbsp;sur&nbsp;la frontière entre l’<SPAN>Algérie</SPAN> et le Maroc, à partir de 100&nbsp;km au sud d’Oujda, a été mis en sommeil, d’un commun accord entre les deux parties jusqu’à l’indépendance algérienne. En 1962, dès que celle-ci est acquise, les relations s’enveniment entre les voisins maghrébins. La «&nbsp;guerre des sables&nbsp;», en 1963 et 1964, oppose en fait deux régimes, l’un monarchique et intégré au camp occidental, l’autre révolutionnaire et non-aligné. L’Algérie appuie les revendications sahraouies pour s’aménager une éventuelle fenêtre sur l’Atlantique et empêcher la constitution d’un grand ensemble territorial concurrent en Afrique du Nord.<SPAN class=breakfloat></SPAN></p></div></div></SPAN></div><div parsec="59"><SPAN class=secbundle id=83 fIsHidden="1"><div id=s83 style="PADDING-BOTTOM: 8pt" SAFEONMOUSEover="DoOutlineExpanderMouseOver(secPlMn83, secttitle83,true);" SAFEONCLICK="ShowSection(this.parentNode, this.parentNode.fIsHidden.valueOf() == 1);" SAFEONMOUSEout="DoOutlineExpanderMouseOver(secPlMn83, secttitle83,false);"><table class=section_hdr cellSpacing=0 cellPadding=0 secprefix="5.10." secid="83"><TBODY><TR style="CURSOR: hand"><td class=section_margin><td><td class=section_plusmin id=secPlMn83 style="WIDTH: 28.5pt" vAlign=top align=right><td><td class=l2sectnumber vAlign=top>10.<td><td class=l2title id=secttitle83 style="TEXT-DECORATION: none">Le règne d’Hassan&nbsp;II (1961-1999)<td></TR></TBODY></TABLE></div><div id=sectiontag style="DISPLAY: none"></div><div class=sectionbody><div parsec="83"><SPAN class=secbundle id=86 fIsHidden="0"><div id=s86 style="PADDING-BOTTOM: 8pt" SAFEONMOUSEover="DoOutlineExpanderMouseOver(secPlMn86, secttitle86,true);" SAFEONCLICK="ShowSection(this.parentNode, this.parentNode.fIsHidden.valueOf() == 1);" SAFEONMOUSEout="DoOutlineExpanderMouseOver(secPlMn86, secttitle86,false);"><table class=section_hdr cellSpacing=0 cellPadding=0 secprefix="5.10.1." secid="86"><TBODY><TR style="CURSOR: hand"><td class=section_margin><td><td class=section_plusmin id=secPlMn86 style="WIDTH: 46.5pt" vAlign=top align=right><td><td class=l3sectnumber vAlign=top><font color=#20dbde size=2>1.</FONT><td><td class=l3title id=secttitle86 style="TEXT-DECORATION: none"><font color=#20dbde size=2>Un pouvoir personnel sans partage</FONT><td></TR></TBODY></TABLE></div><div parsec="59"><SPAN class=secbundle id=83 fIsHidden="1"><div class=sectionbody><div parsec="83"><SPAN class=secbundle id=86 fIsHidden="0"><div class=sectionbody><div id=Child_s86 style="DISPLAY: inline" parsec="86"><P id=p89 secprefix="5.10.1." sect="86">En&nbsp;1959,&nbsp;l’Istiqlal&nbsp;a éclaté, et son aile gauche, conduite par Mehdi Ben Barka, a fondé l’Union nationale des forces populaires (UNFP), revendiquant auprès du roi une plus grande démocratisation. Le roi <SPAN>Hassan II</SPAN>, qui a succédé à Mohammed V à la mort de ce dernier, en février 1961, signe une charte royale, instituant une monarchie constitutionnelle approuvée, en décembre 1962, par un référendum boycotté par l’UNFP. De violentes manifestations obligent le pouvoir à se séparer du gouvernement, trop conservateur. Cependant, en juin 1965, après des émeutes populaires sévèrement réprimées, le roi suspend le Parlement et assume les pleins pouvoirs, occupant également la fonction de Premier ministre. À la fin de l’année éclate l’«&nbsp;<SPAN>affaire Ben Barka</SPAN>&nbsp;», et la disparition, après son enlèvement à Paris, du dirigeant de l’UNFP, vraisemblablement assassiné, oppose durablement la gauche au souverain.<SPAN class=breakfloat></SPAN></p></div><div id=Child_s86 style="DISPLAY: inline" parsec="86"><P id=p90 secprefix="5.10.1." sect="86">Le&nbsp;roi&nbsp;soutient&nbsp;la&nbsp;cause arabe en 1967 lors de la guerre contre <SPAN>Israël</SPAN> et s’emploie à consolider l’unité arabe, en fondant le comité Al-Quds (nom arabe de <SPAN>Jérusalem</SPAN>) en faveur du retour de la Ville sainte à l’islam, tout en nouant des relations discrètes avec les Israéliens. En 1970, un nouveau référendum constitutionnel renforce les pouvoirs de l’exécutif. En 1971, à Skirat, et en 1972, au cours d’un voyage aérien, Hassan&nbsp;II échappe à deux attentats, dont le dernier a été fomenté par le général Oufkir, qui est exécuté. <SPAN class=breakfloat></SPAN></p></div></div></SPAN></div><div parsec="83"><SPAN class=secbundle id=87 fIsHidden="0"><div id=s87 style="PADDING-BOTTOM: 8pt" SAFEONMOUSEover="DoOutlineExpanderMouseOver(secPlMn87, secttitle87,true);" SAFEONCLICK="ShowSection(this.parentNode, this.parentNode.fIsHidden.valueOf() == 1);" SAFEONMOUSEout="DoOutlineExpanderMouseOver(secPlMn87, secttitle87,false);"><table class=section_hdr cellSpacing=0 cellPadding=0 secprefix="5.10.2." secid="87"><TBODY><TR style="CURSOR: hand"><td class=section_margin><td><td class=section_plusmin id=secPlMn87 style="WIDTH: 46.5pt" vAlign=top align=right><td><td class=l3sectnumber vAlign=top><font color=#24dada size=2>2.</FONT><td><td class=l3title id=secttitle87 style="TEXT-DECORATION: none"><font color=#24dada size=2>L’union sacrée de la reconquête du Sahara-Occidental</FONT><td></TR></TBODY></TABLE></div><div id=sectiontag style="DISPLAY: none"></div><div class=sectionbody><div id=Child_s87 style="DISPLAY: inline" parsec="87"><P id=p98 secprefix="5.10.2." sect="87">Le&nbsp;souverain&nbsp;s’engage dans le processus de récupération du <SPAN>Sahara-Occidental</SPAN>. En 1974-1975, le Maroc exerce de fortes pressions sur l’Espagne afin qu’elle renonce à son territoire saharien. Cette cause établit autour d’Hassan II l’union sacrée en réunissant toutes les forces populaires et politiques du pays, jusqu’au Parti communiste&nbsp;: en novembre 1975, une «&nbsp;marche verte&nbsp;» entraîne 350&nbsp;000&nbsp;Marocains jusqu’au Sahara-Occidental. Les Espagnols quittent la région en 1976 et cèdent les deux tiers nord de leur colonie au Maroc et le tiers sud à la <SPAN>Mauritanie</SPAN>. Celle-ci se retire du conflit en 1979, et le Maroc occupe le territoire abandonné.<SPAN class=breakfloat></SPAN></p></div><div id=Child_s87 style="DISPLAY: inline" parsec="87"><SPAN class=aligneverything></SPAN><P id=p100 secprefix="5.10.2." sect="87">En&nbsp;1988&nbsp;s’amorce&nbsp;le&nbsp;rapprochement avec l’Algérie, qui représente un important marché pour les céréales marocaines et qui se concrétise l’année suivante par la création de l’<SPAN>Union du Maghreb arabe (UMA)</SPAN>. Dans ce contexte, le dossier du conflit du Sahara-Occidental, dans lequel l’Algérie est le soutien traditionnel du front Polisario, peut également progresser&nbsp;: le Maroc, qui a quitté l’<SPAN>Organisation de l’unité africaine (OUA)</SPAN> en 1984 à la suite de l’admission du front Polisario, accepte en 1988 un plan de paix de l’<SPAN>Organisation des Nations unies (ONU)</SPAN> recommandant la tenue d’un référendum d’autodétermination sous contrôle international.<SPAN class=breakfloat></SPAN></p></div><div id=Child_s87 style="DISPLAY: inline" parsec="87"><SPAN class=aligneverything></SPAN><P id=p99 secprefix="5.10.2." sect="87">L’unité&nbsp;nationale&nbsp;réaffirmée lors de la marche verte de 1975 est cependant ébranlée dès 1981, lorsque l’augmentation des prix des produits de base déclenche de nouvelles émeutes à <SPAN>Casablanca</SPAN> —&nbsp;cette cité tentaculaire a vu sa population augmenter de près d’un million d’habitants en quatre ans, en raison de l’exode rural et de l’extension des cultures industrielles au détriment des cultures vivrières. Face au malaise social et confronté aux critiques nationales et internationales concernant les violations des <SPAN>droits de l’homme</SPAN>, Hassan&nbsp;II multiplie, en vain, les offres d’ouverture vers l’opposition.<SPAN class=breakfloat></SPAN></p></div></div></SPAN></div><div parsec="83"><SPAN class=secbundle id=85 fIsHidden="0"><div id=s85 style="PADDING-BOTTOM: 8pt" SAFEONMOUSEover="DoOutlineExpanderMouseOver(secPlMn85, secttitle85,true);" SAFEONCLICK="ShowSection(this.parentNode, this.parentNode.fIsHidden.valueOf() == 1);" SAFEONMOUSEout="DoOutlineExpanderMouseOver(secPlMn85, secttitle85,false);"><table class=section_hdr cellSpacing=0 cellPadding=0 secprefix="5.10.3." secid="85"><TBODY><TR style="CURSOR: hand"><td class=section_margin><td><td class=section_plusmin id=secPlMn85 style="WIDTH: 46.5pt" vAlign=top align=right><td><td class=l3sectnumber vAlign=top><font color=#24dada size=2>3.</FONT><td><td class=l3title id=secttitle85 style="TEXT-DECORATION: none"><font color=#24dada size=2>La montée de la contestation et la libéralisation du régime</FONT><td></TR></TBODY></TABLE></div><div id=sectiontag style="DISPLAY: none"></div><div class=sectionbody><div id=Child_s85 style="DISPLAY: inline" parsec="85"><SPAN class=aligneverything></SPAN><P id=p92 secprefix="5.10.3." sect="85">Aux&nbsp;contestations&nbsp;républicaines s’ajoute, au cours de la même période, l’essor d’un mouvement islamiste. Commandeur des croyants, descendant du Prophète et fondateur du comité Al-Quds, Hassan&nbsp;II s’emploie à neutraliser les islamistes sur leur terrain en lançant la construction d’une immense mosquée à Casablanca dotée d’un minaret de 172&nbsp;m (le «&nbsp;Phare de l’islam&nbsp;»), inaugurée en 1988. Après de nouvelles émeutes populaires à Fès, en 1990, Hassan&nbsp;II gracie, en 1991, 2&nbsp;000&nbsp;détenus, dont des prisonniers sahraouis, et fait libérer les 32&nbsp;derniers prisonniers du bagne de Tazmamart, qui est rasé. En juillet 1994, une nouvelle grâce royale est accordée et, en juin 1995, après vingt-neuf ans d’exil, l’opposant Mohamed Basri, l’un des fondateurs de l’UNFP, est autorisé à rentrer dans son pays.<SPAN class=breakfloat></SPAN></p></div><div id=Child_s85 style="DISPLAY: inline" parsec="85"><SPAN class=aligneverything></SPAN><P id=p93 secprefix="5.10.3." sect="85">Cette&nbsp;libéralisation, jugée encore insuffisante par l’opposition, s’accompagne de négociations avec l’<SPAN>Union européenne (UE)</SPAN>. Rejetant le raidissement dictatorial qui marque l’Algérie et l’immobilisme politique de la Tunisie et de la Libye, le royaume chérifien signe en novembre 1995 avec l’Union européenne un important accord de libre-échange qui concrétise le souhait du Maroc de jouer le rôle d’un pont entre l’Europe et l’Afrique. L’autre volet de cette politique est la volonté désormais affirmée du roi Hassan&nbsp;II de régler sa succession. En 1996, le roi désigne son fils aîné, le prince héritier Sidi Mohammed, comme son successeur au trône. Parallèlement, il s’attache à consolider la démocratisation du régime dans le cadre de la monarchie en élaborant une charte constitutionnelle (février 1997) entérinée par l’opposition unie dans le Bloc démocratique. Les élections législatives de novembre 1997, entièrement issues du suffrage universel donnent la victoire à l’USFP, et son leader Abderrahmane Youssoufi est nommé Premier ministre (mars 1998) pour engager l'«&nbsp;alternance&nbsp;». Miné par la maladie, le souverain s’attache à régler la question des «&nbsp;disparus&nbsp;», qui jette une ombre sur son règne.<SPAN class=breakfloat></SPAN></p></div><div id=Child_s85 style="DISPLAY: inline" parsec="85"><SPAN class=aligneverything></SPAN><P id=p97 secprefix="5.10.3." sect="85">En&nbsp;dépit&nbsp;d’un&nbsp;accord&nbsp;conclu en septembre 1996 entre le Maroc et le <SPAN>front Polisario</SPAN> prévoyant un échange de prisonniers et la libération de détenus politiques et réaffirmant la tenue d’un référendum d’autodétermination, la situation au Sahara-Occidental demeure bloquée&nbsp;: le référendum ne cesse d’être différé, les parties ne s’entendant pas sur l’identification des votants.<SPAN class=breakfloat></SPAN></p></div></div></SPAN></div></div></SPAN></div><div parsec="59"><SPAN class=secbundle id=84 fIsHidden="0"><div id=s84 style="PADDING-BOTTOM: 8pt" SAFEONMOUSEover="DoOutlineExpanderMouseOver(secPlMn84, secttitle84,true);" SAFEONCLICK="ShowSection(this.parentNode, this.parentNode.fIsHidden.valueOf() == 1);" SAFEONMOUSEout="DoOutlineExpanderMouseOver(secPlMn84, secttitle84,false);"><table class=section_hdr cellSpacing=0 cellPadding=0 secprefix="5.11." secid="84"><TBODY><TR style="CURSOR: hand"><td class=section_margin><td><td class=section_plusmin id=secPlMn84 style="WIDTH: 28.5pt" vAlign=top align=right><td><td class=l2sectnumber vAlign=top>11.<td><td class=l2title id=secttitle84 style="TEXT-DECORATION: none">Le règne de Mohammed&nbsp;VI (1999-&nbsp;)<td></TR></TBODY></TABLE></div><div id=sectiontag style="DISPLAY: none"></div><div class=sectionbody><div parsec="84"><SPAN class=secbundle id=88 fIsHidden="0"><div id=s88 style="PADDING-BOTTOM: 8pt" SAFEONMOUSEover="DoOutlineExpanderMouseOver(secPlMn88, secttitle88,true);" SAFEONCLICK="ShowSection(this.parentNode, this.parentNode.fIsHidden.valueOf() == 1);" SAFEONMOUSEout="DoOutlineExpanderMouseOver(secPlMn88, secttitle88,false);"><table class=section_hdr cellSpacing=0 cellPadding=0 secprefix="5.11.1." secid="88"><TBODY><TR style="CURSOR: hand"><td class=section_margin><td><td class=section_plusmin id=secPlMn88 style="WIDTH: 46.5pt" vAlign=top align=right><td><td class=l3sectnumber vAlign=top><font color=#24dada>1.</FONT><td><td class=l3title id=secttitle88 style="TEXT-DECORATION: none"><font color=#24dada>Les premiers pas du nouveau monarque</FONT><td></TR></TBODY></TABLE></div><div class=sectionbody><div parsec="84"><SPAN class=secbundle id=88 fIsHidden="0"><div class=sectionbody><div id=Child_s88 style="DISPLAY: inline" parsec="88"><P id=p94 secprefix="5.11.1." sect="88">Le&nbsp;décès&nbsp;d'Hassan&nbsp;II, le 23&nbsp;juillet 1999, survient alors qu'une rencontre est annoncée entre le souverain chérifien et le nouveau président algérien <SPAN>Abdelaziz Bouteflika</SPAN>, destinée à aborder les questions en suspens entre les deux pays, en particulier celle du Sahara-Occidental. Son fils aîné Sidi Mohammed, âgé de 36&nbsp;ans, monte sur le trône sous le nom de <SPAN>Mohammed VI</SPAN>. Les chantiers auxquels le nouveau souverain doit faire face portent surtout sur la lutte contre la pauvreté, la santé, l'alphabétisation (le taux d’analphabétisme dépasse les 50 p. 100), la réforme de l'administration et de la justice, qui reste liée au problème de la corruption, la montée de l'<SPAN>islamisme</SPAN>, dont le leader, Cheik Yassine défie le pouvoir, et la question épineuse du <SPAN>Sahara-Occidental</SPAN>. <SPAN class=breakfloat></SPAN></p></div><div id=Child_s88 style="DISPLAY: inline" parsec="88"><SPAN class=aligneverything></SPAN><P id=p102 secprefix="5.11.1." sect="88">L'acte&nbsp;le&nbsp;plus&nbsp;significatif de la politique d'ouverture menée par Mohammed&nbsp;VI est le limogeage, en novembre 1999 de Driss Basri, ministre de l'Intérieur d'Hassan&nbsp;II, et symbole de l’autoritarisme de l’ancien pouvoir. Voulant effacer les pages les plus sombres du règne précédent, Mohammed&nbsp;VI met également en place une commission chargée d'indemniser les victimes de la répression, tandis que de nombreux opposants rentrent au Maroc (Abraham Serfaty, la famille de <SPAN>Mehdi Ben Barka</SPAN>). Conservant le Premier ministre socialiste Abderrahmane Youssoufi, le souverain garde la haute main sur la direction de l'armée.<SPAN class=breakf Tue, 04 Sep 2007 17:40:57 +0200